L’EUMC a le plaisir d’annoncer un financement continu pour contribuer à l’éducation des jeunes filles réfugiées dans les camps. Avec l’appui du Bureau of Population, Refugees, and Migration (BPRM), l’EUMC va accroître le niveau d’instruction des filles et des populations mal desservies dans les camps de réfugiés de Dadaab et de Kakuma au Kenya.
Ce projet vise à :
- améliorer le maintien aux études et le rendement de 960 filles au niveau primaire dans les camps de réfugiés de Dadaab et de Kakuma au Kenya;
- accroître le soutien des parents et de la collectivité à l’éducation des jeunes filles dans les camps de réfugiés et les collectivités environnantes au Kenya;
- améliorer la qualité de l’éducation offerte aux étudiants dans les collectivités hôtes (hors des camps de réfugiés);
- doter les jeunes filles du leadership et des compétences de vie nécessaires pour contribuer à leurs collectivités.
Contribution au succès des jeunes filles
Depuis 1978, l’EUMC offre à des réfugiés des possibilités de faire des études postsecondaires au Canada par l’entremise du Programme d’étudiants réfugiés. Malgré des tentatives pour offrir des chances égales aux femmes réfugiées, moins du tiers des demandes proviennent de jeunes filles.
En 2007, l’EUMC a réalisé une mission dans les camps de Dadaab et de Kakuma qui a entrepris une évaluation du rendement et de la participation des filles dans les écoles, qui a identifié plusieurs enjeux clés.
- Les filles sont responsables de la plupart des travaux ménagers. Comme la survie des foyers dépend de ce travail des filles, il a priorité sur la fréquentation scolaire. Les travaux ménagers restreignent également le temps dont disposent les filles pour étudier à la maison ou assister à des cours supplémentaires.
- La pauvreté force souvent les filles à compléter le revenu du ménage en acceptant des emplois ou en restant à la maison pour permettre à d’autres membres de la famille de travailler.
- À l’âge de la puberté, de nombreuses filles sont retirées de l’école pour des raisons de protection en attendant leur mariage. Autrement, si elles se marient jeunes, elles quittent l’école pour assumer les travaux du ménage.
- La pratique de l’excision chez les filles provoque des problèmes de santé et augmente leur absence de l’école.
- L’accès limité à des serviettes sanitaires et le manque d’intimité dans les écoles signifient que certaines filles manquent plusieurs journées d’école tous les mois pendant leurs menstruations.
- La timidité et le statut minoritaire en classe donnent moins de confiance aux filles pour poser des questions en vue de comprendre leurs travaux scolaires.
En 2009, l’EUMC et son partenaire Windle Trust Kenya ont réalisé un projet pilote pour les filles dans le camp de réfugiés de Dadaab pour se pencher sur leurs besoins éducatifs en leur offrant des cours de rattrapage, tout en mobilisant la collectivité pour appuyer l’éducation des filles et développer une meilleure compréhension des questions d’égalité des sexes.
Nos projets antérieurs dans les camps ont démontré que de travailler directement avec les filles et de mobiliser leurs collectivités pour appuyer leur éducation et éliminer les obstacles auxquels elles font face peut améliorer considérablement leur rendement et les rendre plus à même de poursuivre des études supérieures.
Que pouvez-vous faire?
Faites un don à notre campagne Mettre en lumière qui permet de fournir à des jeunes filles réfugiées les connaissances et les outils nécessaires pour poursuivre leurs études et leur rêve.
Faites un don au Programme d’étudiants réfugiés.
