Le bénévolat en Jamaïque: aider les partenaires locaux à renforcer leurs capacités de communication

Par: Lais Viera, Volontaire EUMC, Jamaïque

Être volontaire en Jamaïque a été une expérience extraordinaire et vraiment gratifiante. En tant qu’état souverain insulaire, la Jamaïque a tellement plus à offrir que ses magnifiques plages. Des villages vallonnés, des montagnes à couper le souffle, de splendides forêts, des champs fraîchement cultivés, et bien d’autres trésors cachés abondent, dont une culture et une histoire riches et diversifiées. Être volontaire avec l’EUMC m’a permis de découvrir une autre facette de la Jamaïque que la plupart des visiteurs n’ont pas la chance de connaître.

Je venais tout juste de terminer un diplôme d’études supérieures en Développement international et aide humanitaire au Collège Humber lorsque j’ai décidé de me joindre au projet PROPEL (Promotion de la production agricole régionale par la création d’entreprises et de réseaux) à titre de conseillère régionale en communications. En tant qu’entrepreneur, ma carrière me donnait la flexibilité de déménager à l’étranger. Depuis plus de 5 ans, j’avais 2 petites entreprises : une en photographie et l’autre en service de révision anglaise, principalement pour des publications scolaires. J’avais aussi de l’expérience en gestion d’entreprises et en communications axées sur le développement, ce qui pouvait être pertinent pour le poste.

Mon mandat m’a amenée à aider au développement et à la mise en œuvre d’un plan de communications afin de mieux promouvoir les activités, les accomplissements et les leçons apprises dans le cadre du projet. Je conçois également des outils de communications et des formations afin de renforcer la capacité des autres communicateurs de PROPEL et des organisations partenaires. Dernièrement, j’ai été impliquée dans le soutien à un nouveau programme de radio rurale qui est mis en place en Jamaïque.

J’ai choisi d’être volontaire pour ce mandat surtout parce que je crois que PROPEL est une initiative agricole unique et durable qui utilise une approche de systèmes de marché pour entraîner un développement économique inclusif. PROPEL est financé par Affaires mondiales Canada et l’Entraide universitaire mondiale du Canada et travaille dans les Caraïbes avec des acheteurs du secteur privé, des producteurs, des fournisseurs de services et d’autres acteurs du système de marché afin de faciliter un transfert sécuritaire, efficace et rentable des produits frais depuis les exploitations agricoles jusqu’aux marchés à haute valeur ajoutée. Le projet vise à accroître la valeur des produits frais des Caraïbes qui atteignent ces marchés – aux Caraïbes et internationalement – de 100 millions de dollars canadiens en 6 ans.

L’une des choses que j’ai préférées au cours de mon mandat est le fait d’avoir la chance de discuter avec les agriculteurs et les producteurs et de me rendre compte de l’impact que notre travail a eu sur leurs vies. Par exemple, récemment, nous avons fait une tournée des champs avec des producteurs vivant du côté est de la Jamaïque (Saint Andrew, Saint Thomas et Portland) qui rencontraient des problèmes avec leurs récoltes de pommes de terre irlandaises et d’oignons. Après avoir rendu visite à des producteurs de Sainte Ann qui avaient réussi leurs récoltes, visites au cours desquelles ils pouvaient poser des questions, observer et synthétiser l’information, les producteurs de l’Est se sont sentis mieux armés pour mettre en place nouvelles pratiques éprouvées dans leurs propres champs de afin d’obtenir de meilleurs résultats. L’information qu’ils ont obtenue au cours de ces échanges entre pairs et cet apprentissage basé sur les résultats continuera d’avoir un impact sur ces régions puisqu’ils partagent et mettent en pratique ce qu’ils ont appris.

Évidemment, ça n’a pas toujours été facile. J’ai aussi fait face à quelques défis en tant que volontaire internationale. J’ai dû apprendre à m’adapter aux normes culturels différentes de la Jamaïque et aux processus souvent très bureaucratiques du pays.

Je pense que dans l’ensemble, travailler dans un pays étranger est une excellente façon d’observer directement à quel point des projets menés par des organisations comme l’EUMC ont un impact sur la vie des personnes et des collectivités. C’est remarquable de pouvoir être témoin du développement de chaînes de valeurs et de voir à quel point le travail de l’EUMC est adopté et poursuivi par des organisations partenaires. Cela démontre l’impact à long terme de nos initiatives sur l’ensemble du développement économique et de la sécurité alimentaire dans ces pays, ce qui, ultimement, profitera aux générations à venir. Contribuer à tout cela, même à une petite échelle, est vraiment gratifiant.