Projet d’amélioration de la santé des mères et des enfants au Burkina Faso

En 2007, au Burkina Faso, la mortalité infantile était de 81 pour 1000 naissances vivantes et la mortalité maternelle de 307,3 pour 100,000. Cette situation est en partie due à la faiblesse des services de santé maternelle, néonatale et infantile et à la malnutrition, le paludisme et aux carences nutritionnelles (fer, iode, vitamine A). L’accès et la qualité des services de santé demeurent faibles à cause, entre autres, de l’insuffisance des ressources en quantité et qualité, des activités à base communautaire faiblement développées, et du développement non harmonisé de la communication pour la promotion de la santé.

Ce que nous faisons: 

L’objectif général du projet est de réduire la morbidité et la mortalité des mères, des nouveau-nés et des enfants de moins de cinq ans dans quatre districts sanitaires. Le PASME appuiera :

  • le renforcement des capacités des services de santé des districts à fournir des prestations de santé
  • l’amélioration de la qualité des services de santé maternelle, néo-natale et infantile les changements de comportement des communautés pour l’amélioration de l’état nutritionnel des mères et des enfants
Ce que nous apprenons: 

Le PASME a débuté en mars 2012. La stratégie d’implication des autorités sanitaires des districts dans la planification des activités et résultats a déjà fait ses preuves. Les autorités et les agents de santé sont engagés dans la mise en œuvre du projet à travers l’intégration des activités du projet dans leurs propres planifications annuelles.

Historique: 

La population du Burkina Faso se caractérise par une forte fécondité (6,2 enfants par femme) mais également par des taux très élevés de mortalité infantile (81 pour 1000 naissances vivantes) et maternelle (307,3 pour 100,000).

Les districts sanitaires choisis par le projet ont les indicateurs de santé parmi les plus bas du pays selon l’annuaire statistique 2008. L’accès aux soins de santé maternelle et infantile est très limité car les populations, surtout périurbaines et rurales, ont un niveau socioéconomique très bas. Il y a un faible nombre d’intervenants et intervenantes et les infrastructures d’accueil des services de SMNI sont inadéquates. Les facteurs socioculturels influencent négativement la santé des mères et des enfants à cause de la réticence culturelle à fréquenter les formations sanitaires. L’accès aux services de santé est également limité par la pauvreté des populations et les rôles traditionnels entre les femmes et les hommes. En outre, le personnel sanitaire qualifié est insuffisant, surtout en SMNI. Le personnel possède des faibles connaissances et compétences en communication interpersonnelle, en genre et santé reproductive, en gestion des programmes de santé et en assurance qualité des services.

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