Projet des collectivités dans les plantations au Sri Lanka

Autonomisation socio-économique des cueilleurs de thé au Sri Lanka

Pour les 300 000 Tamouls cueilleurs de thé et travailleurs des plantations du Sri Lanka, l’autonomisation signifie bien davantage qu’un simple changement législatif.  Cela signifie améliorer leur vie quotidienne et leurs conditions de travail.  Cela signifie s’assurer qu’ils connaissent leurs droits à titre de citoyens sri lankais.  Mais, surtout, cela signifie leur donner des occasions de façonner leur propre avenir.

Ce que nous faisons: 

L’EUMC rassemble les travailleurs, la direction des plantations, les syndicats, les ONG locales et les ministères gouvernementaux afin de prendre des mesures pour :

  • améliorer la qualité de vie des travailleurs des plantations et de leurs familles;
  • contribuer à améliorer les relations de travail et à stimuler la productivité et la rentabilité pour les compagnies des plantations;
  • renforcer les partenaires locaux et les groupes de travailleurs pour mettre en œuvre des changements qu’ils ont jugé prioritaires;
  • obtenir des pièces d’identité de base, comme des certificats de naissance ou des cartes d’identité nationale, qui donnent des droits comme ouvrir un compte bancaire, s’inscrire à l’école ou voyager sans craindre une arrestation.  
Ce que nous apprenons: 

Les priorités et les perceptions des travailleurs, de la direction des domaines et des compagnies des plantations ne sont pas toujours en harmonie. En conséquence, nous collaborons en permanence avec tous les intervenants pour garantir un impact positif pour les bénéficiaires en favorisant les aspects gagnant/gagnant du programme. 

Historique: 

Les travailleurs tamouls des plantations, amenés d’Inde au Sri Lanka à la fin des années 1880, étaient généralement confinés aux domaines sur lesquels ils travaillaient.  Les compagnies des plantations, tout d’abord britanniques mais appartenant dorénavant à des intérêts locaux, étaient chargées de fournir les services sociaux comme le logement, l’eau et les soins de santé. Il n’est pas surprenant que les résidents des domaines soient devenus fortement dépendants de leurs employeurs pour bon nombre de leurs besoins essentiels et, à cause de la possibilité limitée d’interagir avec d’autres Sri Lankais, ils sont devenus isolés socialement et économiquement.

Même si la législation sri lankaise accorde maintenant aux travailleurs des plantations les pleins droits de citoyenneté, la basse estime de soi, les faibles niveaux de scolarité et les obstacles linguistiques les empêchent souvent de comprendre ou d’exercer pleinement ces droits. Les écoles sont souvent à court de personnel et les enfants des domaines ont peu de modèles de comportement pour d’autres professions, ce qui perpétue encore davantage un cycle de dépendance, d’isolement et de vulnérabilité. Améliorer la vie des résidents des plantations est une priorité pour le gouvernement du Sri Lanka.

Le thé est l’une des principales exportations agricoles du Sri Lanka mais, face à une concurrence accrue, la part du marché international du thé détenue par le pays a diminué constamment au cours des dernières décennies. Ce défi, jumelé à la réticence croissante de bien des jeunes gens en vue de devenir des cueilleurs de thé comme leurs parents, oblige les compagnies des plantations à trouver de nouvelles façons d’accroître la productivité, d’améliorer les conditions de travail et de vie et d’offrir aux jeunes gens des domaines des possibilités d’emploi plus attrayantes.

 

 

Projet des collectivités dans les plantations II (PCP) de l’EUMC est financé par l'Agence canadienne de développement international (ACDI)

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