Botswana

Le Botswana a l’un des taux de prévalence du VIH les plus élevés de l’Afrique sub-saharienne. Pour relever ce défi, le programme de l’EUMC s’est concentré sur le renforcement des ONG au niveau national pour fournir des services plus inclusifs, améliorés et accrus de lutte contre le VIH et le sida, pour accroître l’intégration de l’égalité entre les femmes et les hommes et pour s’engager dans un dialogue sur les politiques au profit des collectivités défavorisées ou marginalisées. L’EUMC œuvre au Botswana depuis 1980 en renforçant la capacité des organismes locaux, des ministères gouvernementaux ainsi que des particuliers dans leurs efforts visant à contribuer plus efficacement au développement du pays et du bien-être social de la population.

Notre impact: 

Le Botswana est passé d’un des pays les plus pauvres du monde lors de son indépendance en 1966 à un pays à revenu moyen-supérieur. Malgré cette croissance, le Botswana s’est battu en vue de développer une capacité suffisante en matière de ressources humaines pour répondre aux besoins d’un pays en croissance économique. C’est là que l’EUMC a eu un impact. Depuis 1980, notre programmation a été orientée vers le perfectionnement d’une main d’œuvre qualifiée durable pour le pays. En 1982, l’EUMC a contribué à mettre sur pied l’Université du Botswana (UB) afin que le pays puisse commencer à former ses propres ingénieurs, gestionnaires et leaders. Lorsqu’il y avait des lacunes dans les programmes menant à un grade que l’UB ne pouvait pas offrir, l’EUMC gérait les étudiants qui arrivaient au Canada pour achever leurs études universitaires et collégiales et ensuite repartir occuper des postes influents au sein du gouvernement, de la société civile et du secteur privé. Plus récemment, l’EUMC a été impliquée dans la conception et la fondation de la seconde université du Botswana, l’Université internationale des sciences et de la technologie du Botswana. 

Malheureusement, le plus grand défi du perfectionnement des ressources humaines du Botswana a été l’impact dévastateur du VIH et du sida. L’EUMC a réagi en collaborant avec bon nombre des organismes de la société civile naissante pour appuyer la réaction du gouvernement et pour donner une voix forte en vue d’affirmer les droits des peuples touchés et affectés par le VIH et le sida. Il en est résulté une approche coordonnée des soins aux personnes vivant avec le virus et pour les maintenir, dans la mesure du possible, dans la main d’œuvre active contribuant au développement du pays.

En appuyant la mise sur pied des deux universités du Botswana, en aidant à former plus de 1 500 particuliers et en renforçant la capacité de plus de 30 organismes gouvernementaux, non gouvernementaux et du secteur privé, l’EUMC a contribué énormément à faire du Botswana ce qu’il est aujourd’hui.

Ce que nous apprenons: 

Le Botswana est l’un des rares pays de l’Afrique sub-saharienne où le gouvernement a les moyens de fournir des services universels – tout particulièrement en éducation et en santé – à presque toute la population. Même s’il s’agit généralement d’une chose positive, cela crée une forme de dépendance vis-à-vis du gouvernement qui entrave la croissance et le soutien des organismes de la société civile. Il est important pour les ONG de répondre aux besoins des membres afin de conserver leur pertinence et de s’attaquer aux lacunes inévitables laissées par la réaction du gouvernement.

Maatla (mot setswana pour « force »)

La réaction à l’épidémie de VIH et de sida au Botswana a été impressionnante mais, avec une multitude d’agences travaillant par l’entremise de donateurs différents, il y a eu trop de duplication. L’EUMC s’assure que son travail demeure pertinent et adéquat en collaborant étroitement avec la National Aids Coordinating Agency et les autres groupes de partenaires au niveau national.  En partenariat avec les autres organismes locaux et internationaux, l’EUMC contribue à renforcer la compétence technique et la capacité organisationnelle des organisations et des réseaux non gouvernementaux nationaux du Botswana en vue d’améliorer la prestation de services de haute qualité en matière de VIH/sida.

Le perfectionnement des ressources humaines par l’entremise de bourses d’études outre-mer ou de programmes universitaires et collégiaux dans le pays est un processus coûteux mais nécessaire pour un pays en développement. La clé du succès consiste à s’assurer que les étudiants formés répondent aux besoins du marché du travail au Botswana. L’EUMC est à la recherche de façons d’appuyer le nouveau Conseil de développement des ressources humaines au Botswana pour mieux suivre les statistiques d’emploi des étudiants diplômés parrainés par le gouvernement.

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