Volontariat international : les Canadiennes et Canadiens font leur choix

La Semaine de l’action bénévole se déroule du 23 au 29 avril. C’est l’occasion de saluer la générosité des bénévoles et de tout ce qu’ils font pour améliorer la qualité de vie des collectivités de partout au Canada. Le Canada est un pays de bénévoles. En fait, 60 % des Canadiennes et Canadiens ont déjà effectué du bénévolat à un moment donné de leur vie, ce qui n’est pas une mince affaire, compte tenu du rythme effréné de notre quotidien.

Les gens ont certes diverses raisons de se porter bénévoles, mais nombreux sont ceux qui le font parce qu’ils se passionnent pour une cause ou un enjeu, et qu’ils désirent aider à engendrer des changements positifs. Conseils d’administration, centres communautaires, banques alimentaires locales, écoles de quartier et groupes musicaux ou sportifs, voilà seulement quelques exemples des endroits où les Canadiennes et Canadiens font don de leur temps et de leur expertise.

Il est peut-être toutefois moins connu que, chaque année, des milliers de Canadiennes et Canadiens décident aussi de consacrer des mois – et parfois des années – de leur temps pour devenir volontaires dans des pays en développement de partout dans le monde. En 2014, les Canadiennes et Canadiens ont collectivement donné l’équivalent de 40 millions de dollars en temps à des organismes communautaires, entreprises et gouvernements locaux de pays en développement.

Pourquoi tant de Canadiennes et Canadiens décident-ils de faire don de leur temps et de leur expertise à l’extérieur du pays?

Le volontariat international offre aux Canadiennes et Canadiens la chance de s’impliquer directement dans des projets qui visent à protéger l’environnement, améliorer l’accès des plus démunis aux opportunités économiques, et promouvoir une plus grande justice sociale à l’échelle internationale. Par définition, le volontariat international donne aux individus le pouvoir nécessaire pour façonner des communautés fortes et résistantes à l’étranger.

Le volontariat international a énormément évolué au cours des cinq dernières décennies, suivant le pas à la constante évolution des collectivités du monde entier. Il y a cinquante ans, les volontaires se rendaient à l’étranger surtout pour enseigner dans des écoles et offrir des services de santé. Aujourd’hui cependant, on reconnaît de plus en plus qu’il est préférable d’employer les volontaires à d’autres fonctions que la prestation directe de services.

De nombreux volontaires choisissent donc plutôt de voyager à l’étranger sous la tutelle de programmes de développement bien structurés. Ils y jouent un rôle d’accompagnement et de soutien pour des meneurs et fournisseur de services locaux en tant que mentors, aidant avec les aspects de planification, de prise de direction et d’organisation. Par-dessus tout, les volontaires forment des relations qui garantissent l’enracinement des solutions au sein des communautés locales.

Un volontaire international pourrait être une personne d’affaires qui prend quelques mois de congé pour aider des entreprises locales au Sri Lanka. Ou encore ce pourrait être un conseiller en marketing à la retraite qui, recherchant de nouveaux défis, décide de se porter volontaire pour un projet de deux ans visant à appuyer des producteurs de café au Guatemala. Une volontaire internationale pourrait aussi être une travailleuse sociale qui décide de s’arrêter quelque temps entre deux contrats pour offrir son aide à une coopérative de productrices de riz au Burkina Faso. Il pourrait aussi s’agir d’une conseillère en affaires récemment immigrée au Canada qui, maintenant installée à Montréal, cherche à retourner en Afrique pour partager les expériences, les compétences et les réseaux qu’elle aurait acquis en vivant au Canada.

Lorsque les volontaires internationaux reviennent au Canada, ils continuent à s’engager pour la cause et maintiennent des liens étroits avec les individus et organismes qu’ils ont connus à l’étranger. Ils trouvent des manières novatrices de continuer à offrir temps et expertise à distance à ces communautés. Et bien souvent, de retour au pays, les volontaires internationaux sont désireux de s’engager comme bénévoles au sein de leur propre collectivité.

Alors tandis que nous prenons le temps cette semaine de célébrer tous les bénévoles du pays, nous tenons à remercier tout spécialement nos volontaires canadiens qui ont donné non seulement des heures, mais des mois et même des années de leur temps et de leur passion pour apporter des changements positifs aux vies d’individus et de communautés de partout à travers le monde.

Odette McCarthy
Directrice du programme Uniterra
uniterra.ca