August Development Review

3 choses à retenir de l’actualité du développement mondial au mois de juin

Voici quelques nouvelles portant sur le développement mondial qui ont attiré notre attention au mois de juin :

1. Le Canada et ses partenaires annoncent un investissement historique dans l’éducation des femmes et des filles en situation de crise et de conflit.

Au terme de la réunion du G7 à Charlevoix, au Québec, plus tôt ce mois-ci, le Canada, de concert avec l’Allemagne, la Banque mondiale, le Japon, le Royaume-Uni et l’Union européenne, ont annoncé un investissement historique de près de 3,8 milliards de dollars pour l’éducation des filles en situation de crise. Une contribution financière de cette ampleur est sans précédent. Elle pourrait bénéficier à plus de 8 millions de jeunes à travers le monde. Cet engagement contribuera à répondre de manière significative au besoin d’aide urgente et mondiale pour les 263 millions d’enfants qui ne sont pas scolarisés, leur permettant de reprendre le chemin de l’école et de l’apprentissage. Ces fonds permettront de donner l’espoir d’un avenir meilleur aux filles vivant dans certaines des régions les plus difficiles du monde.

2. Le HCR publie ses derniers chiffres sur la crise migratoire mondiale.

Juste à temps pour la Journée mondiale des réfugié-e-s, qui a eu lieu le 20 juin dernier, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a publié son rapport de 2017 sur les tendances mondiales. Encore une fois, le nombre de personnes déplacées et réfugiées à l’échelle mondiale a connu une hausse en 2017. Le nombre total de personnes déplacées a augmenté de 2,9 millions, s’élevant désormais à un total de 68,5 millions, tandis que le nombre de personnes réfugiées est passé de 22,5 millions en 2016 à 25,4 millions en 2017. Les jeunes demeurent particulièrement touché-e-s par la crise migratoire; 52 % des personnes déplacées sont en effet âgées de moins de 18 ans. Le HCR affirme que cette hausse a été intensifiée en grande partie par de nouvelles crises en République démocratique du Congo et au Myanmar ainsi que par la poursuite du conflit en Syrie. Consultez l’intégralité du rapport (en anglais).

3. Des universitaires discutent des avantages et des inconvénients de la formation en ligne.

Le mois dernier, la revue Affaires universitaires a publié un article rédigé par des chercheur-e-s de l’Université Queen’s sous le titre « Online learning isn’t as inclusive as you may think » (« La formation en ligne : pas aussi inclusive qu’on pourrait le croire »). Cet article porte sur les risques associés aux plateformes d’apprentissage numériques, notamment sur le sentiment d’isolement et l’absence d’appartenance communautaire chez les étudiant-e-s et enseignant-e-s. Des chercheur-e-s de l’Université d’Athabasca ont rapidement réagi dans un autre article intitulé « Dispelling the misconceptions of online education » (« Couper court aux idées fausses sur l’éducation en ligne »), où ils/elles avancent que le personnel enseignant peut construire un sentiment d’appartenance à une communauté et qu’il existe de nombreuses stratégies et ressources pour les aider en ce sens. Ayant nous-mêmes publié le rapport État des lieux : innovations numériques et hybrides pour améliorer l’accès à l’éducation postsecondaire pour les jeunes réfugié-e-s, nous avons lu cette conversation avec beaucoup d’intérêt. Dans les contextes de réfugiée-s, nous avons constaté que l’éducation en ligne suppose, par sa nature même, un niveau de compétence numérique, un engagement des étudiant-e-s et un apprentissage autodirigé qui ne sont pas toujours réalistes. Les approches d’apprentissage hybride qui incluent un certain degré de mentorat et de discussions de groupe sont généralement plus efficaces pour améliorer les résultats d’apprentissage et valoriser les compétences interculturelles et le travail d’équipe essentielles dans l’économie mondiale.

D’autres de nouvelles de l’EUMC :

Les comités locaux de l’EUMC à Toronto ont co-organisé un marathon de marche.

World Refugee Day Event in Toronto 2018Le 20 juin dernier, au centre ville de Toronto, nos groupes dirigés par des étudiants et étudiantes sur les campus ont souligné la Journée mondiale des réfugiés par une marche de soutien aux personnes réfugiées, en coopération avec des organismes d’établissement et des organisations non gouvernementales. Dans le cadre de cet événement qui a duré toute la journée, des repas ont été servis et des prestations artistiques ont eu lieu. À chaque arrêt de la marche, des gens de la communauté relataient des témoignages positifs portant sur l’histoire de personnes réfugiées.

Nouveaux diplômés et diplômées

SRP Graduates 2018De concert avec notre réseau, nous avons célébré les nombreuses réalisations des anciennes et anciens de notre Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés le jour de la remise de leur diplôme! Au cours des quatre dernières années, 437 jeunes réfugié-e-s ont été accueilli-e-s sur les campus canadiens par l’entremise du PÉR. Bon nombre de ces étudiant-e-s obtiennent maintenant leur diplôme et entreprennent les prochaines étapes de leur parcours vers un avenir meilleur pour eux-mêmes et leur famille. Apprenez-en davantage sur quelques éléments remarquables de la promotion 2018.

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