Séminaire international 2022
Séminaire international 2022

Pour les personnes réfugiées et avec elles, retour sur le 76e séminaire international

Partout dans le monde, les personnes réfugiées participent activement à leur communauté en partageant leurs connaissances et leurs compétences, tout en contribuant à la croissance de l’économie locale par la création d’entreprises. Pour que les communautés puissent mieux bénéficier de leur apport, des environnements propices et favorables à une économie inclusive et accueillante s’imposent. Du 9 mai au 17 juin, l’EUMC a tenu son 76e séminaire international, qui réunissait des personnes réfugiées et alliées du monde entier dans le but de susciter un changement systémique et de s’attaquer à la question des débouchés économiques pour les jeunes gens réfugiés.

Le séminaire international de l’EUMC est un événement annuel dédié aux jeunes leaders mondiaux. Au cours de cet événement de six semaines, les participantes et les participants collaborent, partagent des idées et forment des relations durables. Depuis sa première édition en 1948, le séminaire international a rassemblé des milliers de jeunes en vue de faire face à des enjeux de développement contemporains et complexes au moyen d’idées, de recherches et de solutions proposées par les jeunes.

Dans le cadre du séminaire international virtuel de cette année, 23 jeunes recrutés de six pays différents (Canada, Ghana, Malawi, Kenya, Ouganda et Sri Lanka) ont exploré le thème des débouchés économiques pour les jeunes personnes réfugiées. Les participantes et les participants ont collaboré pour comprendre les expériences vécues par les jeunes issus de milieux réfugiés et ont utilisé une approche systémique pour identifier les facteurs qui favorisent ou freinent l’accès aux débouchés économiques des jeunes personnes réfugiées. 

Pendant six semaines, les personnes réfugiées et alliées ont travaillé ensemble pour élaborer et formuler des recommandations sur la façon dont l’EUMC et ses partenaires organisationnels en Ouganda, au Kenya, au Malawi et au Canada peuvent soutenir les débouchés économiques des personnes réfugiées. Ces propositions comprennent :

  • Mettre en relation les personnes réfugiées et les entrepreneuses et les entrepreneurs de la communauté d’accueil par le biais du mentorat;
  • Simplifier le processus de reconnaissance des titres de compétences étrangers; 
  • Militer pour des changements de politique, notamment en ce qui concerne le déplacement des personnes réfugiées; 
  • Créer des alliances entre les gouvernements, la société civile et les partenaires; 
  • Augmenter le nombre de bourses d’études disponibles.

Nous avons discuté avec des jeunes leaders du séminaire international pour en savoir plus sur leur expérience et leurs apprentissages dans le cadre de l’événement.

Moraa Beryl 

Moraa Beryl détient un baccalauréat en sciences biomédicales et en technologies de l’information de l’Université de Maseno au Kenya. Elle est boursière Akili Dada et fondatrice de She Deserves to Soar, une organisation de terrain qui se consacre à soutenir les jeunes femmes en leur offrant solidarité et éducation. 

Elle a décidé de s’inscrire au séminaire international parce qu’elle voulait en apprendre davantage sur les enjeux qui touchent les personnes réfugiées et sur la façon d’utiliser la pensée systémique. Elle décrit sa participation au séminaire comme « sans égal » et affirme avoir eu beaucoup plus de plaisir que ce qu’elle aurait pu imaginer. 

L’un des points forts de son expérience a été de travailler avec les membres de son groupe. « Le séminaire international m’a enseigné l’importance de la motivation, de la discipline et de la patience, surtout en travaillant avec une équipe virtuellement et sur divers fuseaux horaires». Moraa a également précisé qu’elle avait particulièrement aimé faire équipe avec deux autres jeunes femmes pour un projet et qu’elle espère travailler avec elles à nouveau dans l’avenir. « J’attends patiemment et avec confiance le moment où nous serons réunies toutes les trois (Thalitha, Tulasi et moi) pour concevoir et mener à bien un projet commun. La Terre s’arrêtera de tourner, prenez garde à l’espace! », a-t-elle plaisanté.

Les vendredis interculturels ont été l’un des aspects favoris de Moraa du séminaire. Il s’agit d’une activité où les participantes et les participants peuvent présenter différents éléments de leur culture, comme la musique, la poésie et la nourriture. Elle a aussi affirmé avoir été très touchée et inspirée par une rencontre au cours de laquelle de jeunes leaders racontaient leur histoire. « Le séminaire accordait une place de taille à la vulnérabilité et au partage. Écouter les personnes réfugiées parler de leur histoire m’a ouvert les yeux sur mes privilèges et a fait naître en moi un grand désir d’utiliser mon réseau afin d’améliorer l’accès à l’éducation des filles réfugiées », clame-t-elle.

Ce qu’elle retient du séminaire international? « Quand on est passionné, on peut contribuer à faire avancer les droits et à créer un monde meilleur et plus juste où personne, peu importe la race, l’ethnie, la nationalité, le genre, l’éducation, la religion et la situation économique ne souffre de discrimination ou d’oppression. On peut toutes et tous faire une différence à petite échelle, c’est important. » Enfin, elle encourage d’autres jeunes à participer au séminaire international. « Il s’agit d’une occasion compétitive qui change une vie. Vous allez rencontrer, partager, apprendre et être inspiré par d’autres jeunes réfugiés et alliés des quatre coins du monde. »

Caitlin Garfias-Chan 

Caitlin est une étudiante de premier cycle à l’Université de Fraser Valley au Canada, où elle est membre du comité local de l’EUMC. Elle a décidé de prendre part au séminaire international pour en savoir plus sur les problèmes auxquels les personnes réfugiées sont confrontées dans leur collectivité. 

Elle définit son expérience au séminaire international comme « révélatrice ». Bien qu’elle ait beaucoup ri et appris au sujet de différentes cultures, le séminaire lui a ouvert les yeux sur des réalités qu’elle ignorait complètement. Tout comme Moraa, les vendredis interculturels ont été un moment fort de son aventure. Caitlin a adoré entendre les multiples chansons proposées par les participantes et les participants et elle ajoute que c’était une merveilleuse façon pour elle d’entamer sa journée (le séminaire commençait à 6 heures du matin en Colombie-Britannique).

Lorsqu’on lui demande ce qu’elle gardera en mémoire du séminaire international, elle confie qu’elle trouve « important de sortir de sa zone de confort, bien que ce ne soit pas toujours facile. » L’occasion de travailler en étroite collaboration avec ses collègues du séminaire et d’apprendre de leurs expériences lui a également beaucoup plu. « Le séminaire international est un excellent moyen de tisser des liens, de découvrir de nouvelles cultures et de se sensibiliser à bon nombre de choses dont les médias ne traitent pas forcément. »

Elle recommande vivement à d’autres de vivre cette expérience « J’ai tant appris au cours de ce programme de six semaines. Nous avions toutes et tous le même objectif : améliorer la qualité de vie des autres et apprendre à le faire de façon durable, sensible et empathique. Nous avions soif d’apprendre! », conclut-elle. 

Alors que le chapitre du séminaire international 2022 de l’EUMC tire à sa fin, nous nous préparons déjà à organiser le prochain. Restez à l’affût pour plus d’informations!

Apprenez comment l’EUMC œuvre pour amplifier et renforcer les voix des personnes réfugiées.

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