Célébrons la promotion 2026 du Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés
Chaque année, une nouvelle cohorte d’étudiants et étudiantes arrive sur les campus à travers le Canada, apportant avec elle une vague d’énergie et d’ambition. Parmi ces jeunes personnes se trouve un groupe remarquable dont le parcours vers l’enseignement postsecondaire témoigne de leur remarquable capacité à surmonter l’adversité et le déplacement forcé.
Grâce au Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés (PÉR) de l’EUMC, une nouvelle génération de diplômé·e·s vient de montrer ce qui est possible lorsque des jeunes personnes d’exception ont l’opportunité d’apprendre, de contribuer et de s’épanouir sans barrières. Ils et elles se sont démarqué·e·s par leur leadership, leur mentorat et leur engagement communautaire, laissant leur marque sur les institutions et les communautés qui les ont accueillies.
C’est avec plaisir que nous mettons en lumière ces membres de la promotion 2026 du PÉR.
À la rencontre des diplômé·e·s
Mirwais Morrady
Contraint de fuir au Pakistan pour sa sécurité, Mirwais a tout laissé derrière lui, sauf ses documents et une détermination inébranlable à aller de l’avant. C’est là qu’il a découvert le Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés de l’EUMC.
« J’ai lu des blogues racontant l’histoire de personnes étudiantes ayant vécu un parcours similaire, et quelque chose a changé en moi », raconte-t-il. « Pour la première fois depuis longtemps, je pouvais me reconnaître dans leurs histoires. Je pouvais imaginer un avenir, au Canada, dans une salle de classe, en train de construire quelque chose de concret. »
Son acceptation au PÉR a marqué le début d’un nouveau chapitre. À son arrivée au Canada, il a été accueilli par les membres de son comité local de l’EUMC, dont les sourires chaleureux l’ont immédiatement réconforté. Ces comités locaux sont des groupes de bénévoles basés sur les campus qui parrainent des personnes étudiantes réfugiées, les accueillent et les soutiennent à leur arrivée. « J’ai senti, pour la première fois depuis longtemps, que j’étais exactement là où je devais être », explique-t-il. « Ces personnes inconnues sont devenues mes ami·e·s les plus proches. Ce campus est devenu mon foyer. »
Tout en poursuivant ses études en informatique à l’Université Queen’s, il a codirigé un club d’étudiant·e·s afghan·e·s et fait du volontariat au Centre international de l’Université Queen’s pour mentorer des membres de la communauté étudiante internationale.
Mirwais s’est également joint à son comité local pour accueillir de nouvelles personnes étudiantes réfugiées, partageant ses propres expériences pour les aider à s’adapter à la vie au Canada. « Je voulais qu’elles ressentent ce que j’ai ressenti lors de ma première journée : qu’elles ne sont pas seules, que le Canada les accueille et que des gens tiennent sincèrement à elles », explique-t-il.
L’un de ses souvenirs les plus marquants a été de devenir officiellement citoyen canadien. « Mon passeport canadien représente plus qu’un document de voyage pour moi; c’est un symbole de résilience, d’espoir et de l’extraordinaire générosité de ce pays », dit-il.
Maintenant diplômé et se préparant à faire carrière en cybersécurité, son conseil aux nouvelles personnes étudiantes est de bâtir des réseaux solides. « Chaque connexion est une leçon, une possibilité, une porte dont vous ignoriez l’existence », dit-il.
Monica Ayuen Dot
Ayant grandi comme réfugiée en Ouganda, Monica a dû surmonter de nombreux défis et sa famille a travaillé sans relâche pour qu’elle puisse continuer ses études. Pour elle, le Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés était l’occasion de construire un meilleur avenir pour elle-même et sa famille. « Le PÉR a été comme une porte ouverte sur un avenir que je n’aurais jamais cru possible, une chance de m’épanouir, d’apprendre et de finalement construire une vie qui va au-delà de la simple survie », se souvient-elle.
Monica a étudié les neurosciences à l’Université de Winnipeg. Pendant ses études, elle a participé activement à des activités sur le campus, ce qui l’a aidée à tisser des liens d’amitié et à se sentir chez elle. Elle a également co-présidé son comité local.
Maintenant diplômée, elle souhaite poursuivre une carrière en recherche dans le domaine des neurosciences. Elle a récemment reçu une bourse du CRSH pour effectuer des recherches avec un membre du corps professoral au cours de l’été. Son objectif est de devenir chercheuse dans le domaine de la santé au sein d’une université. Un point marquant de son temps au Canada jusqu’à présent a été de voyager à travers le pays, ce qui lui a permis de découvrir sa beauté et sa diversité. Son conseil aux nouvelles personnes étudiantes est de ne pas hésiter à demander de l’aide et d’être ouvertes à de nouvelles expériences.
Monica attribue son succès aux relations solides qu’elle a bâties en vivant à Winnipeg. « Je suis qui je suis aujourd’hui parce que la communauté de l’EUMC m’a vue et m’a soutenue, et la communauté de Winnipeg m’a permis de développer mes capacités », témoigne-t-elle.
Ajith Giet
Pour Ajith, le Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés offrait quelque chose d’unique : la chance de poursuivre des études postsecondaires et une voie vers la résidence permanente au Canada à son arrivée. Postuler au PÉR a été l’une des décisions les plus déterminantes de sa vie.
Passionné par la technologie, Ajith a déménagé au Canada pour poursuivre un baccalauréat en informatique à l’Université de la Saskatchewan. Au-delà de ses cours exigeants, il s’est immergé dans la vie sur le campus en participant à la société de débat de l’université et en rejoignant le comité local de l’EUMC, d’abord comme mentor puis comme coordinateur, pour soutenir d’autres personnes étudiantes nouvellement arrivées.
Après l’obtention de son diplôme, Ajith est prêt à faire carrière comme développeur de logiciels spécialisé en intelligence artificielle. Il attribue son succès au réseau de mentor·e·s, de volontaires et d’ami·e·s qui l’ont guidé pendant ses études. « Ces accomplissements ne sont pas seulement une réussite personnelle », dit-il, soulignant le pouvoir transformateur de l’éducation et l’impact du PÉR. « Cela montre ce qui est possible lorsque les jeunes personnes réfugiées ont l’opportunité d’apprendre, de contribuer et d’atteindre leur plein potentiel ! »
Mohammad Alnatour
Vivant au Liban, Mohammad rêvait de devenir médecin, mais des barrières systémiques ont mis un frein à ses études. Cela a changé lorsqu’il a découvert le Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés. Lorsqu’il a été accepté au programme, « j’ai senti que j’avais une nouvelle chance de réaliser ce rêve, alors j’y ai tout donné », raconte-t-il.
Déterminé à faire de son rêve une réalité, Mohammad a étudié l’anatomie et la biologie cellulaire à l’Université McGill. En tant qu’étudiant, il s’est distingué par son leadership et son engagement : il a fait du volontariat à la clinique neurologique de Montréal, a cofondé et dirigé l’Union des étudiant·e·s syrien·ne·s au Canada, et a occupé plusieurs rôles de leadership au sein de son comité local de l’EUMC.
Souhaitant à son tour tendre la main à d’autres, Mohammad a plaidé avec succès pour un financement accru afin d’élargir le PÉR. Grâce à ces efforts, l’Université McGill pourra accueillir 18 étudiant·e·s de plus, soit un total de 50 au cours des cinq prochaines années.
Pour Mohammad, le point culminant a été sa cérémonie de remise des diplômes, symbole de sa détermination face aux obstacles qu’il a surmontés pour atteindre son objectif. Maintenant diplômé, il se tourne vers la prochaine étape : entreprendre ses études aux cycles supérieurs pour poursuivre son parcours en médecine.
Djafari Francis Mayanga
Pour Francis, l’éducation était le rêve qui l’animait pendant ses années au camp de personnes réfugiées de Dzaleka, au Malawi. « Comme réfugié, j’étais convaincu que l’éducation pouvait ouvrir des portes non seulement pour moi, mais aussi pour d’autres membres de ma communauté », se rappelle-t-il. Son chemin vers le Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés témoigne de sa persévérance; il a postulé à plusieurs reprises avant d’être sélectionné.
Souhaitant allier son intérêt pour les droits humains et la technologie, Francis a déménagé au Canada pour poursuivre un double diplôme d’études collégiales en sciences sociales (défis mondiaux et droits humains) et en informatique au Cégep Limoilou. Ce parcours interdisciplinaire lui a permis de suivre des cours sur les droits humains et la justice sociale tout en développant les compétences techniques nécessaires pour résoudre des problèmes concrets et complexes.
Au-delà de ses études, Francis a trouvé un précieux réseau de soutien grâce à son comité local de l’EUMC. Un point de fierté de son parcours au Canada : être nommé président du Forum étudiant à l’Assemblée nationale du Québec et avoir l’honneur de représenter la communauté étudiante de toute la province.
Maintenant tourné vers l’avenir, Francis compte poursuivre une maîtrise en gestion de l’ingénierie à l’Université d’Ottawa. Son objectif ultime est de bâtir une carrière à l’intersection de la technologie et de l’impact social, en créant des initiatives qui favorisent l’innovation et l’accès à l’éducation dans les communautés moins bien desservies. Alors qu’il se prépare à entamer la prochaine étape de son parcours, il revient sur la façon dont les amitiés qu’il a nouées et le soutien qu’il a reçu tout au long du chemin l’ont aidé à s’épanouir. « Ces expériences ont contribué à façonner à la fois la personne et l’étudiant que je suis aujourd’hui », témoigne-il.
Félicitations à la promotion 2026 ! Nous avons hâte de voir les accomplissements qui vous attendent.
Soutenez la prochaine génération de diplômé·e·s
Les nouveaux et nouvelles diplômé·e·s dont vous venez de faire la connaissance ont forgé leurs parcours remarquables grâce à la résilience, à la détermination et au travail acharné — mais ces réussites n’auraient pas été possibles sans l’appui des donatrices et donateurs de l’EUMC. Le soutien continu de personnes comme vous contribue à ouvrir des portes à davantage de personnes réfugiées grâce à des initiatives telles que le PÉR, leur offrant la chance de poursuivre leurs objectifs académiques et de contribuer à leurs communautés.
Faites un don dès aujourd’hui, et aidez-nous à assurer que chaque jeune personne ait le soutien dont elle a besoin pour réaliser son plein potentiel.