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Félicitations à la promotion de 2019!

Chaque année, en août, l’arrivée d’anciennes personnes réfugiées dans des aéroports de partout au Canada marque un jalon important de notre Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés (PÉR). L’arrivée de ces étudiantes et étudiants venant poursuivre leurs études postsecondaires est l’aboutissement du travail acharné réalisé par notre réseau de comités locaux pendant des mois, et témoigne de la générosité de nos partenaires donateurs désireux d’offrir davantage de possibilités d’éducation aux jeunes réfugiés.

Chaque année, au mois de juin, ces étudiantes et étudiants franchissent une étape importante de leur propre vie lorsqu’elles et ils reçoivent leurs diplômes d’études – le couronnement de leur propre résilience et de leur travail acharné. En plus d’être confrontés aux obstacles typiques liés à la poursuite d’études postsecondaires, bon nombre d’entre eux doivent s’adapter à un nouveau système d’éducation, s’initier à de nouvelles technologies et suivre des cours dans leur deuxième, voire troisième langue.

Les possibilités d’éducation comme celles qui sont offertes par le PÉR sont hors de portée pour beaucoup de jeunes personnes réfugiées. Seulement 61 % des enfants réfugiés vont à l’école primaire, comparativement à 91 % à l’échelle mondiale. Le nombre d’étudiantes et d’étudiants diminue à mesure que les enfants vieillissent : moins d’un quart des jeunes réfugiés vont à l’école secondaire et seulement 1 % ont accès à une éducation postsecondaire.

Joignez-vous à nous pour féliciter les diplômées et diplômés du PÉR de cette année qui ont surmonté des difficultés incroyables et qui entreprennent maintenant les prochaines étapes de leur parcours vers un avenir prometteur pour eux-mêmes et leur famille.

 


Faites connaissance avec quelques finissantes et finissants de 2019

 

Priscilla Taw

Université de Northern British Columbia, BA, 2019

Priscilla Taw habitait au camp de réfugiés Mae La, en Thaïlande, lorsqu’un enseignant lui a parlé du PÉR. Après une première réflexion, elle a décidé de ne pas postuler pour le programme afin de consacrer son temps et son énergie à sa collectivité en faisant du bénévolat. C’est lorsqu’elle a rencontré un ancien étudiant du PÉR qui lui a parlé du potentiel que pouvait offrir une éducation postsecondaire qu’elle a décidé de poser sa candidature, qui a été acceptée. Elle fut par la suite inscrite à l’Université de Northern British Columbia.

Priscilla termine maintenant ses études en sciences politiques, avec une mineure en études internationales. Elle a été active sur son campus où elle faisait du bénévolat auprès de différents groupes étudiants et interagissait avec des pairs de tous les horizons. « Ces moments ont été très gratifiants et comptent parmi mes meilleurs souvenirs », confie-t-elle. Bien que l’ajustement à la vie canadienne et à notre système d’éducation ne fût pas chose facile, Priscilla affirme qu’en persévérant, elle a trouvé sa place au sien de la communauté de son université.

Priscilla est une membre active de l’équipe de défense des droits de l’organisme Karen Community of Canada. « Je tiens à encourager les jeunes, surtout les Karens comme moi, à poursuivre leurs études. Ils ont tant de privilèges, d’occasions de développement et de liberté dans ce pays. Nombreuses sont les personnes au Myanmar et ailleurs dans le monde qui n’ont pas accès à une éducation ou qui ne peuvent pas se le permettre », affirme-t-elle.

Priscilla espère continuer de défendre les droits de la personne pour toutes et tous, en poursuivant ses études et en travaillant pour un organisme non gouvernemental ou les Nations unies.

 

Vincent Yagayandi

Université McGill, BSW, 2019

Pour Vincent Yagayandi, le PÉR était l’unique occasion de poursuivre des études postsecondaires. « J’avais très peu de possibilités de formation. Je n’avais pas les moyens d’aller à l’université au Malawi… je n’aurais pas pu aller à l’université sans l’EUMC », confie-t-il.

Après avoir été accepté par le PÉR, il a commencé son baccalauréat en travail social à l’Université McGill en 2015. Malgré la nervosité qu’il ressentait à son arrivée au Canada, il s’est rapidement intégré à l’Université McGill. « J’ai rencontré beaucoup de personnes d’horizons différents, dit-il, et j’ai trouvé très enrichissant de parler avec des gens qui ont des points de vue différents des miens, d’interagir et de me lier d’amitié avec eux. »

Pendant ses études à McGill, Vincent s’est donné comme priorité d’apporter sa contribution à sa collectivité. Lorsqu’il était coprésident du comité local, il a collaboré avec l’administration et l’école de service social pour créer un stage et permettre aux étudiantes et étudiants en travail social de recevoir des crédits en appuyant l’intégration des bénéficiaires du PÉR.

Plus tard, dans le cadre de ses études, Vincent est retourné à Dzaleka pour travailler au sein du département de travail social de l’organisme Jesuit Refugee Services. « C’est l’une des réalisations qui me rend vraiment heureux, raconte-t-il. J’ai été capable de retourner dans la collectivité où j’ai grandi et y apporter ma contribution. C’était très gratifiant. »

L’automne prochain, Vincent entreprendra des études dans le cadre d’un programme interdisciplinaire en droit (BCL/LLB) ainsi qu’une maîtrise en travail social à l’Université McGill. Il souhaite continuer de changer les politiques, de redonner aux collectivités et de défendre celles et ceux qui vivent des injustices.

Vincent dit qu’il ne se serait jamais rendu aussi loin sans un solide réseau de soutien.« Je suis reconnaissant que l’EUMC m’ait donné cette occasion et ait cru en moi. Rien n’aurait été possible sans le soutien du comité local, mes ami.e.s sur le campus et mes professeures et professeurs exceptionnels. »


Depuis la mise sur pied du Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés (PÉR) en 1978, plus de 1 900 personnes réfugiées ont été accueillies sur des campus canadiens dans le cadre du PÉR afin qu’elles puissent poursuivre leurs études. Le PÉR est le seul programme en son genre à allier la réinstallation à des occasions d’études postsecondaires. Faites un don dès maintenant pour appuyer l’éducation des personnes réfugiées.

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