SRP-grad

Félicitations aux diplômés de cette année!

Entre 2011 et 2012, 51 campus canadiens ont 151 jeunes réfugiés par le canal de notre Programme d’étudiants réfugiés (PÉR). Plus de 350 étudiants, professeurs et membres du personnel des facultés ont fait le nécessaire pour faciliter l’intégration sociale et universitaire de ces étudiants durant leur première année au Canada. Quatre ans plus tard, plusieurs d’entre eux se préparent à obtenir leurs diplômes et ont hâte d’exploiter les nouvelles perspectives que les études leur ouvrent.

Avant d’arriver au Canada, Kin, Jean, Jackline et John disposaient de très peu d’ouvertures, et ce, non pas parce qu’ils étaient incompétents ou n’étaient pas résolus à poursuivre leurs études, mais parce que les chances d’étudier dans leurs camps de réfugiés étaient très minces. Grâce au PÉR, ces jeunes et brillants étudiants ont bravé le destin et ont pu poursuivre leurs études (seul 1 % de jeunes réfugiés ont la chance de poursuivre des études tertiaires), entamant ainsi leur périple vers un avenir meilleur pour leurs familles et eux-mêmes.

Kin Pwong Lay

Kin Pwong LayEn 1992, les parents de Kin ont été contraints de fuir le Myanmar souvent décrit comme le pays en proie à la « plus longue guerre civile dans le monde ». Ils se sont réinstallés dans le camp de réfugiés de Mae Su Rae, à la frontière thaïlandaise à l’est de la Birmanie. Kin est née dans ce camp de réfugiés où elle a grandi, étudié et finalement déposé une demande pour le PÉR.

En août 2012, Kin s’est inscrite au programme d’administration des affaires, à l’Université de Régina. À son arrivée, le climat et l’alimentation canadiens lui ont paru assez étranges. Elle se rappelle encore son premier cours de travaux pratiques au Canada : « Je ne savais que faire durant ce cours. J’avais juste envie de quitter la classe le plus rapidement possible. » Depuis, le temps a passé, et elle est beaucoup plus à l’aise en classe et dans sa communauté. Maintenant qu’elle va recevoir son diplôme, Kin aimerait s’engager comme volontaire au Myanmar pour redonner à sa communauté d’origine où plusieurs jeunes réfugiés éprouvent toujours de la difficulté à poursuivre des études supérieures.

« J’aimerais exprimer ma sincère reconnaissance aux donateurs de l’EUMC pour leurs contributions au programme PÉR. Sans leur soutien, aucun étudiant du PÉR comme moi n’aurait pu parvenir ici et atteindre un niveau d’études supérieures et de meilleure qualité. »

Jean Nsanzeryaka

Jean NsanseryakaJean est né au Burundi, petit pays situé au centre est de l’Afrique. Depuis le début des années 70, le Burundi est en proie à des conflits ethniques internes qui ont fait des milliers de personnes déplacées. La famille de Jean a dû fuir le Burundi quelque temps après sa naissance. Il a passé toute sa jeunesse dans différents camps de réfugiés.

Malgré la perte tragique de sa mère en 2004, Jean a continué à obtenir de bonnes notes à l’école secondaire, et, en 2012, il a été accepté au Programme d’étudiants réfugiés pour venir étudier au Canada. Jean est le premier étudiant du PÉR à recevoir un baccalauréat en science à l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario (IUTO). Durant son parcours à l’IUTO, Jean a soigneusement pris note et transcrit ses expériences. Son objectif est de pouvoir un jour récapituler ses observations dans un livre qui est à moitié terminé.

« J’ai appris qu’il y a des choses qui peuvent survenir dans la vie, que vous n’aurez jamais crues possibles. En me parrainant, l’université m’a permis de réaliser l’impossible : faire des études universitaires. »

Jackline Kulang

Jackline KulangJackline Kulang est née au Soudan. La guerre civile des années 80 et 90 a forcé Jackline et sa famille à s’enfuir au Kenya pour leur sécurité. Ils se sont réinstallés dans le camp de réfugiés de Kakuma, où Jackline a fait ses études secondaires grâce au parrainage du Service Jésuite des Réfugiés. Une fois ses études secondaires terminées, elle a déposé une demande pour le PÉR et a été acceptée. Après avoir passé 16 ans de sa vie dans un camp de réfugiés, ce programme était l’occasion pour elle de bâtir un avenir meilleur pour son fils et elle.

La Brock University de Saint Catharines l’a acceptée et elle est arrivée au Canada en août 2011 pour commencer des études pour l’obtention d’un baccalauréat en santé publique. Mère célibataire, repliée sur elle-même, qui étudie à temps plein et travaille à temps partiel, Jackline avait l’habitude de rester dans son coin, mais à sa troisième année, elle a commencé à se faire réellement de bons amis. Son diplôme en poche maintenant, Jackline espère entamer une maîtrise en santé publique en automne. Dans l’avenir, elle aimerait faire plus de recherches dans ses domaines d’intérêt, dont la santé mondiale, les maladies infectieuses et la politique de la santé.

« Je n’aurais jamais pensé pouvoir obtenir un diplôme universitaire, et je sais que mon fils à un avenir radieux : ici au Canada, il peut avoir la vie à laquelle il aspire. »

John Kon

John KonJohn Kon est né au Soudan, mais a dû fuir son pays à cause de la guerre civile. Il a vécu pendant plus d’une décennie dans un camp de réfugiés au Kenya. Même s’il a été à l’école pendant son séjour dans le camp, les chances de poursuivre des études supérieures étaient très minces, ce qui faisait qu’il était très facile pour des étudiants comme John de se décourager. Mais John a entendu parler du PÉR, et cela l’a encouragé à étudier très fort dans l’espoir de pouvoir être sélectionné pour le programme.

Ses efforts ont porté fruit : John est arrivé au Canada en août 2011 par le biais du PÉR. La McMaster University d’Hamilton, en Ontario l’a accepté pour étudier les mathématiques actuarielles et financières. Lorsqu’il est arrivé à l’Aéroport international de Pearson à Toronto, tous les membres du comité local de l’EUMC de la McMaster University l’attendaient. « Je n’avais jamais vu un groupe de personnes aussi excitées de me voir. J’ai eu l’impression d’être chez moi. »

John est actuellement en pleine recherche d’emploi et prépare sa demande de citoyenneté canadienne. Il a l’intention de travailler pendant quelque temps, mais n’exclut pas l’idée de retourner aux études un jour.

« Je pense que l’idée de pouvoir franchir le secondaire et d’aller directement dans une université ou un collège au Canada a encouragé plusieurs étudiants à travailler encore mieux pendant leurs études primaires et secondaires. Je sais pertinemment que c’est ce qui m’a motivé. »

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