International Day for the Elimination of Violence against Women - November 25
International Day for the Elimination of Violence against Women - November 25

Prévention de la violence fondée sur le genre au moyen d’approches innovatrices dans le contexte de la COVID-19

À l’échelle mondiale, près d’une femme sur trois est touchée par la violence fondée sur le genre (VFG) au cours de sa vie. Bien que la VFG touche les hommes tout comme les femmes, ces dernières sont disproportionnellement affectées, ce qui reflète et renforce des inégalités, des normes et des croyances profondément ancrées. De plus, certains groupes sont plus vulnérables à la violence, notamment les filles et les femmes provenant de collectivités pauvres et rurales ou de communautés autochtones, les personnes réfugiées ou migrantes, les personnes qui sont membres de la communauté LGBTQI ou qui sont perçues comme étant membres de cette communauté, ainsi que les femmes et les filles qui vivent avec un handicap.

En période de conflit, de crise et de fragilité, les femmes et les filles sont extrêmement vulnérables à la violence conjugale (VC) et à d’autres formes de VFG. On estime qu’une réfugiée ou femme déplacée en raison d’une urgence sur cinq est victime de violence sexuelle.

Après que l’Organisation mondiale de la Santé ait déclaré que l’éclosion de COVID-19 était une pandémie mondiale en mars 2020, la violence contre les femmes et les filles, et particulièrement la violence familiale, s’est intensifiée dans le monde. La pandémie a exacerbé les facteurs de risque de VFG, comme le chômage, l’insécurité économique et les flux d’immigration. La fermeture des écoles et l’insécurité financière et alimentaire ont augmenté les risques de violence pour les filles, de même que d’exploitation sexuelle, de harcèlement et de mariages forcés des enfants.

La VFG est un enjeu important qui touche tout le monde. Elle porte atteinte à la santé et au bien-être et elle limite la participation et l’engagement dans la communauté. Alors que nous soulignons la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et les 16 jours d’activisme, l’équipe de l’EUMC met en lumière la manière dont elle collabore avec ses partenaires pour lutter contre la VFG dans son travail.

Lutte contre la violence fondée sur le genre dans notre travail

L’équipe de l’EUMC adopte une perspective intersectionnelle à l’égard de ces programmes et s’efforce d’assurer la sécurité des communautés, dont celles des femmes et des filles, dans tous ses programmes. Elle comprend également comment le chevauchement de marqueurs identitaires, comme l’âge et l’ethnicité, peut intensifier la marginalisation des plus vulnérables, comme les personnes réfugiées.

La VFG a des répercussions sur les différents secteurs de nos programmes. Par exemple, dans nos programmes liés à l’éducation, les écoles peuvent jouer un rôle central dans la lutte contre les normes sociales et sexospécifiques négatives et les dynamiques de pouvoir inégales qui motivent la VFG. Pour que les écoles soient vraiment protectrices, qu’elles créent des changements chez les élèves et le corps enseignant et qu’elles remédient aux inégalités liées au genre, elles doivent mettre en œuvre des stratégies pour prévenir et enrayer la violence.

Bon nombre de nos projets, dont BRIDGE (en Iraq), WE LEAD (en Jordanie), AGENCI (au Soudan du Sud, en Syrie et en Ouganda) ainsi que LEAP et KEEP (au Kenya), visent à lutter contre la VFG. Dans le cadre de ces programmes, les activités les plus communes sont axées sur la sensibilisation dans les ménages, les écoles et les communautés, sur les aptitudes à la vie quotidienne (comme des groupes ou des clubs communautaires pour les filles dans les écoles), et sur des formations pour le personnel et les partenaires des projets. Nous cherchons à prévenir la VFG dans les écoles, les communautés, les milieux de travail, et dans d’autres environnements. Nous collaborons souvent avec d’autres organismes qui se spécialisent dans la prévention de la VFG et qui œuvrent au sein de systèmes de référence existants qui interviennent face à la VFG.

D’autres programmes, comme le Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés et notre programme de coopération volontaire IGNI+E, sont centrés sur la formation de partenaires, de volontaires et d’élèves au sujet des mesures de protection et de la prévention de l’exploitation et des atteintes sexuelles ainsi que du harcèlement, afin de voir à ce que nous ne causions aucun tort dans nos programmes et à ce que nous réduisions la prévalence de la VFG dans la mesure du possible.   Dans le cas de notre projet LEAP, l’EUMC met en place une nouvelle approche innovatrice appelée Power to girls afin de prévenir la violence. Cette approche a été élaborée par Beyond Borders en Haïti et s’appuie sur une autre approche testée et avérée efficace appelée SASA et élaborée par Raising Voices.

Le projet LEAP est l’un des premiers à mettre en place cette adaptation axée sur la prévention de la violence contre les filles plutôt que les femmes. Dans le cadre de Power to Girls, notre travail combine la collaboration avec des groupes de filles axés sur la capacité d’agir et l’autonomisation de chacune, l’engagement parental et communautaire afin de promouvoir le pouvoir des filles et prévenir la violence à leur égard, et la formation du corps enseignant pour favoriser un environnement accueillant pour la sécurité et l’autonomisation des filles à l’école.

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