S’épanouir ensemble : célébrons la promotion 2025 du Programme d’étudiant·e·s réfugié·e·s !
L’obtention d’un diplôme marque bien plus que la fin d’un chapitre : elle ouvre la voie à un avenir façonné par la résilience, la croissance et le pouvoir de la communauté. Pour les étudiantes et étudiants du Programme d’étudiant·e·s réfugié·e·s (PÉR), c’est aussi un témoignage fort de tout ce qui devient possible quand on donne aux jeunes les moyens de s’épanouir.
Partout au Canada, les campus vibrent au rythme des célébrations. Parmi les diplômé·e·s de cette année, on retrouve des jeunes du PÉR, toutes et tous porteurs d’un parcours marqué par la persévérance, la transformation et l’engagement. En célébrant cette étape avec elles et eux, nous rendons hommage à leurs réussites et aux communautés qui leur ont permis de se sentir pleinement à leur place.
Chol Akol

Chol a toujours rêvé de poursuivre ses études, mais les contraintes financières liées à la vie dans un camp de réfugiés rendaient cet objectif difficilement accessible. Déterminé à aller de l’avant tout en appuyant d’autres jeunes confrontés à des défis similaires, il a cofondé Dongriin Foundation , une organisation dirigée par des jeunes qui soutient les étudiant·e·s réfugié·e·s grâce au mentorat, à l’éducation et à des bourses d’études. Leur objectif était de créer un espace pour inspirer les jeunes de leur communauté et leur offrir les connaissances, les compétences et l’assurance nécessaires pour s’épanouir. Toujours motivé par l’envie d’apprendre et de progresser, Chol a continué de saisir les occasions de se former. Lors d’un séjour à Yoro, il est tombé sur une affiche présentant le Programme d’étudiant·e·s réfugié·e·s. Il a postulé, a été accepté, et en 2021, il a commencé un baccalauréat en sciences de la vie à l’Université de Toronto.
Sur le campus, il a rapidement trouvé sa place et construit des relations significatives. Il a rejoint le club d’échecs Hart House et a participé à plusieurs tournois. Il y a trouvé une communauté rassemblée par une passion commune pour le jeu. Il s’est aussi engagé dans le comité local de l’EUMC, où il a contribué à l’organisation d’activités et aidé les nouveaux membres du PÉR à prendre leurs repères au Canada.
Aujourd’hui, Chol se prépare à entreprendre une maîtrise en génie chimique à l’Université de Toronto.
Il recommande aux nouveaux membres du programme de rester connecté, garder le contact avec ses proches et apprendre du vécu des autres. Ces personnes ont souvent les connaissances et le vécu nécessaires pour les orienter et répondre à leurs questions sur la vie au Canada.
Amena Othman

Quand la guerre a éclaté en Syrie, Amena a dû fuir son foyer et s’installer au Liban, où elle a vécu plusieurs années. « La vie de réfugiée syrienne au Liban était extrêmement difficile : les conditions étaient dures et les possibilités, très limitées », explique-t-elle.
Amena se souvient avoir découvert le Programme d’étudiant·e·s réfugié·e·s comme une véritable opportunité : « C’était l’occasion que j’attendais — une chance de changer ma vie et de me rapprocher de l’avenir que j’avais toujours imaginé. »
À l’Université McGill, elle a choisi de se spécialiser en travail social, inspirée par les intervenantes et intervenants communautaires rencontrés au Liban. « Pendant mon séjour là-bas, j’ai travaillé avec des ONG qui soutenaient les personnes réfugiées syriennes. Cette expérience m’a permis d’en apprendre beaucoup. Une intervenante de mon comité local m’a particulièrement marquée : son engagement et son impact m’ont convaincue que c’était ce que je voulais faire. »
Sur le campus, Amena s’est beaucoup impliquée. En tant que navigatrice étudiante, elle aidait ses pairs dans l’accès aux services de soutien scolaire et de bien-être.
Elle s’est également engagée dans le comité local de l’université, où elle offrait du soutien et de l’écoute aux nouveaux membres du PÉR. « Grâce à mon propre vécu, j’ai pu les accompagner à travers les défis liés à l’installation et à l’adaptation à la vie universitaire. C’était gratifiant d’être une présence rassurante à un moment aussi important. »
Elle est ensuite devenue coordonnatrice principale du comité. Dans ce rôle, elle accompagnait les membres du programme au-delà de leur première année, en les aidant à faire face aux nouvelles étapes de leur parcours. Que ce soit pour trouver un logement, demander de l’aide financière ou continuer à accéder aux ressources du campus, elle s’assurait que chacun et chacune ait les bons outils pour avancer.
Cet automne, Amena entamera une maîtrise en travail social à l’Université Carleton.
L’été dernier, elle a franchi une étape personnelle importante. Elle est devenue citoyenne canadienne et a enfin pu retrouver sa famille, qu’elle n’avait pas vue depuis cinq ans. « Ce moment a été incroyablement significatif pour moi. »
Tout comme Chol, Amena encourage les nouveaux membres du programme à créer des liens autour d’eux et à ne pas hésiter à demander de l’aide. « Qu’il s’agisse de soutien scolaire, de services en santé mentale ou simplement de quelqu’un à qui parler, il y a beaucoup de personnes sur le campus qui sont là pour vous — du personnel, des professeur·e·s ou des pairs. Demander du soutien n’est pas un signe de faiblesse, c’est une preuve de force. » Elle rappelle aussi l’importance d’y aller à son rythme. « Tout peut sembler accablant au début — nouveau pays, nouveau système, nouvelles responsabilités — mais il n’est pas nécessaire de tout comprendre d’un coup. Donnez-vous du temps de vous adapter et soyez patient·e avec vous-même. »
Amena encourage aussi les étudiant·e·s à découvrir le pays. « Explorer différentes régions du Canada m’a permis de mieux comprendre sa diversité, sa beauté naturelle et ses nombreuses cultures. Chaque voyage m’a aidée à me sentir plus connectée à ce pays que je considère aujourd’hui comme mon chez-moi. »
Alaa Alahmar

Au Liban, Alaa rêvait de poursuivre ses études, mais l’instabilité du pays rendait ce projet difficilement réalisable. Tout a changé lorsqu’il a été accepté dans le Programme d’étudiant·e·s réfugié·e·s. Il a pu commencer une maîtrise en génie à l’Université de Victoria, avec une spécialisation en cybersécurité. « Ce qui rend ce programme unique, c’est qu’il allie la réinstallation et l’éducation. Il m’a offert la stabilité dont j’avais profondément besoin à une période remplie d’incertitude et de peur face à l’avenir », explique-t-il.
Au cours de ses études à l’Université de Victoria, Alaa a suivi divers cours tels que la sécurité des réseaux et la criminalistique numérique, où il a travaillé sur un projet visant à enquêter sur un scénario de cyberattaque réel.
Alaa explique que faire partie du comité local de l’EUMC a été l’une des expériences les plus marquantes de son parcours universitaire. Grâce à ce comité, il a pu soutenir les nouveaux membres du PÉR, tout comme il avait lui-même été accompagné à son arrivée. Il décrit cette expérience comme profondément enrichissante, car elle lui a permis d’aider d’autres étudiant·e·s à s’installer, à s’orienter dans leur vie académique et à construire un vrai sentiment d’appartenance au sein du campus.
« Pour moi, ce n’était pas juste du volontariat — c’était une façon de créer une famille et un espace accueillant pour les autres étudiantes et étudiants du PÉR », partage-t-il. « Ça m’a permis de transmettre les connaissances et l’expérience que j’avais acquises pendant ma première année », partage-t-il.
Maintenant qu’il a terminé ses études et obtenu un poste à temps plein dans son domaine, Alaa continue de perfectionner ses compétences grâce à des certifications professionnelles en cybersécurité et en architecture infonuagique. En attendant, il profite du bel été à Victoria et planifie quelques voyages.
Alaa partage quelques conseils à l’intention des futur·e·s participant·e·s du PÉR. « Impliquez-vous dans votre comité local ; c’est un excellent moyen de créer des liens et des amitiés », explique-t-il. Il recommande aussi de se rapprocher du soutien offert sur le campus et au sein du comité, car de nombreuses personnes sont prêtes à leur tendre la main.
Alaa garde de nombreux souvenirs marquants de sa vie au Canada. Il a eu l’occasion de goûter à des plats de différentes cultures, de rencontrer des personnes venues des quatre coins du monde, mais aussi de partager sa propre culture et d’en découvrir d’autres. « Tous ces moments et ces expériences me rappellent le chemin parcouru, et tout ce qu’on peut accomplir grâce à l’espoir, au travail acharné et au soutien de la communauté. »
La promotion de 2025 montre tout ce qui devient possible lorsque les jeunes personnes réfugiées sont soutenues pour s’épanouir et trouver leur place. Non seulement ces diplômé·e·s réalisent leurs rêves, mais ils et elles renforcent aussi l’avenir du Canada grâce à leurs compétences, leurs parcours et leurs contributions.
À toutes les personnes diplômées : nous sommes fier·ère·s de vous. Vous avez relevé des défis, célébré vos réussites et tissé des amitiés qui dureront toute une vie. Vous avez surmonté des obstacles et transformé vos rêves en diplômes. Chacune de vos histoires est unique, et nous avons hâte de voir l’impact que vous aurez autour de vous. Nous vous souhaitons le meilleur pour cette nouvelle étape de votre vie.
Soutenir les diplômé·e·s de demain dans leur parcours éducatif
Les diplômé·e·s présenté·e·s ici ont tracé leur propre chemin grâce à leur résilience, leur détermination et leur travail. Les donateurs et donatrices mensuel·le·s de l’EUMC jouent un rôle essentiel dans ces parcours. Leur appui constant permet de renforcer des programmes comme le Programme d’étudiant·e·s réfugié·e·s, et d’offrir à encore plus de jeunes personnes réfugiées la possibilité de poursuivre leurs études et de contribuer à leur communauté.
Devenez donateur ou donatrice mensuel·le dès aujourd’hui et contribuez à offrir à chaque jeune personne le soutien nécessaire pour écrire sa propre histoire de réussite.