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« Tu pars au Canada! » – Les mots qui marquent le début d’une nouvelle aventure pour les élèves du Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés

La plupart des gens ne se doutent pas qu’un camp de personnes réfugiées soit l’endroit où l’on décide de tenter sa chance pour de meilleures perspectives d’éducation. C’est pourtant la réalité des personnes réfugiées du monde entier, qui se voient déplacées de force par la guerre, la sécheresse, la famine et la pauvreté. Manyang Lual Jok a un parcours extraordinaire : il a quitté son chez-soi au Soudan du Sud en tant que réfugié pour devenir un diplômé de l’Université McGill à Montréal.

En septembre, en l’honneur du mois de la sensibilisation au Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés de l’EUMC, Manyang nous a partagé son histoire. Il s’est aussi joint à nous pour demander au réseau de l’EUMC et au grand public canadien de démontrer leur soutien envers l’éducation des jeunes personnes réfugiées en faisant un don à ce programme très spécial. Les générations futures d’élèves comptent là-dessus.

Voici l’histoire de Manyang.

Au camp de personnes réfugiées de Kakuma, Manyang a pu aller à l’école primaire, puis secondaire. Il étudiait beaucoup et réussissait bien lors des examens, alors il a été encouragé à poser sa candidature pour le Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés de l’EUMC. Il faisait partie des 300 candidates et candidats à Kakuma, mais seulement peu de places étaient disponibles.

Il n’y avait pas d’ordinateurs sur place, donc pour découvrir qui avait été choisi, les élèves devaient aller jeter un œil à une feuille accrochée au tableau. La journée où les résultats ont été publiés, la nouvelle circulait partout, mais Manyang était si nerveux qu’il est demeuré sur le terrain de basketball avec ses amis.

Lorsque quelqu’un l’a enfin trouvé sur le terrain et lui a remis une copie de la liste, l’émotion était si forte qu’il n’arrivait pas à lire. Il a demandé à un ami si son nom y figurait et c’est alors qu’il a entendu les mots qui allaient changer sa vie : « Oui! Tu es le deuxième de la liste, tu pars au Canada! »

Pour Manyang, « Ce fut un moment exceptionnel, mais amer en même temps. Malheureusement, il n’y a pas assez de places pour tout le monde et certains de [ses] amis sur ce terrain de basket n’ont pas été retenus. »

La vie de Manyang prenait un nouveau tournant. Il venait d’être accepté à l’Université McGill à Montréal et il n’avait jamais entendu parler de ces endroits. « J’ignorais absolument tout de ma nouvelle ville ou de mon école, a-t-il dit, mais quand j’ai fait mes petites recherches, j’ai été impressionné. » C’était bien sûr effrayant, mais il savait que l’EUMC était à ses côtés.

Le soutien des pairs, des membres du comité local et des anciennes et anciens du Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés est l’une des choses les plus importantes qu’offre l’EUMC aux élèves. Les anciennes et anciens du programme ont marché dans les mêmes chaussures, ils savent ce que c’est que d’être réfugié et ils sont là pour aider les nouvelles et les nouveaux à réussir.

Lorsque Manyang est monté sur scène pour la cérémonie de remise des diplômes, sa famille au Kenya a regardé les trois heures de diffusion en direct juste pour l’apercevoir brièvement recevoir son baccalauréat en informatique et en économie. Il affirme : « Désormais, ma famille est consciente que la vie n’est pas obligée de se limiter à Kakuma. Elle existe aussi au-delà de Kakuma, voilà quelque chose qui n’était pas envisageable avant. »

À présent, son objectif est d’entamer sa carrière et d’obtenir son premier emploi dans son domaine. Il aimerait trouver quelque chose en technologie, soit un poste de développeur de logiciel ou de gestionnaire de projet. L’EUMC est toujours là pour le soutenir et célébrer ses réussites.

Manyang est fier de pouvoir aider sa mère à payer le loyer et les frais de scolarité de ses plus jeunes frères et sœurs. Son rêve est d’un jour construire une maison à sa mère. Voici le pouvoir du Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés. Il ne s’agit pas seulement de l’éducation et de la réinstallation d’une étudiante ou d’un étudiant, mais de tous les effets que cela entraîne sur les familles et les générations futures d’élèves.

Tant d’élèves brillants du monde entier attendent une occasion comme celle-ci. Cependant, à l’échelle internationale, seulement 5% des étudiantes et des étudiants réfugiés ont accès à l’enseignement supérieur. Une énorme partie du monde est laissée pour compte.

Le Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés dépend des dons des individus au Canada et ailleurs dans le monde pour changer la vie des gens. Il ne s’agit pas seulement de la vie des personnes concernées, mais aussi de celles de familles et de communautés entières. Comme l’a dit Manyang : « Quel que soit le montant que vous pouvez donner, votre incidence sera plus puissante que vous ne sauriez l’imaginer. » S’il vous plaît, faites un don en septembre pour ce programme extraordinaire!

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