Une voie vers un avenir meilleur : créer des opportunités qui changent la vie des personnes réfugiées grâce à l’éducation
L’éducation est bien plus qu’un besoin fondamental : c’est une véritable bouée de sauvetage. Pour les personnes réfugiées, elle représente une source de sécurité, de dignité et d’espoir. Elle permet de bâtir un avenir plus sûr, renforce la résilience, favorise le sentiment d’appartenance et ouvre la porte à de nouvelles opportunités. Lorsqu’elles ont accès à l’éducation, les jeunes personnes réfugiées ne se contentent pas de reconstruire leur propre vie ; elles contribuent aussi à renforcer leurs communautés et à inspirer le changement autour d’elles.
Le parcours de Malyun : du camp de réfugiés à étudiante en sciences infirmières
Née et élevée dans le camp de réfugiés de Dadaab au Kenya, Malyun a toujours su que l’éducation pouvait changer son avenir. Sa détermination et son travail acharné lui ont permis de saisir une opportunité qui a changé sa vie : être acceptée dans le Programme d’étudiant·e·s réfugié·e·s (PER) de l’EUMC, une initiative unique qui combine la réinstallation avec l’accès à l’enseignement supérieur au Canada.
Grâce à des partenariats avec des établissements d’enseignement supérieur canadiens, le PER aide les jeunes personnes réfugiées à poursuivre l’enseignement supérieur tout en commençant une nouvelle vie au Canada. Sur les campus de tout le pays, notre réseau de Comités locaux, composés d’étudiantes et d’étudiants volontaires dévoués, joue un rôle essentiel : il accompagne les nouvelles personnes arrivantes dans leur réinstallation, sensibilise la communauté universitaire aux enjeux liés aux réfugiés et offre un soutien scolaire, social et émotionnel qui facilite leur intégration à la vie canadienne.
« J’ai eu de la chance. Beaucoup de filles dans le camp n’ont jamais cette chance », explique Malyun. « Mais je savais que j’en voulais plus et que je devais travailler deux fois plus dur pour prouver que j’en étais capable. »
Aujourd’hui au Canada, Malyun poursuit son rêve d’étudier les sciences infirmières. Elle fait partie des 20 étudiantes et étudiants de sa communauté qui se sont rendus au Canada dans le cadre du Programme d’étudiant·e·s réfugié·e·s afin de poursuivre leurs études et de commencer une nouvelle vie. Pour elle, cette opportunité est plus qu’une bourse d’études, c’est un véritable tremplin qui lui permettra de guider et d’inspirer d’autres jeunes femmes à voir plus grand.
Un besoin urgent d’accès à l’éducation
Pourtant, pour des millions de jeunes réfugiés, de telles opportunités restent hors de portée.
Selon le dernier rapport du HCR sur l’éducation des réfugiés, 46 % des enfants réfugiés en âge scolaire, soit environ 5,7 millions, ne sont actuellement pas scolarisés. Si 67 % sont inscrits à l’école primaire, ce chiffre chute brutalement à 37 % au niveau secondaire, et seuls 9 % accèdent à l’enseignement supérieur.
Ces chiffres montrent de légers progrès, mais les écarts restent importants, surtout si on les compare à ceux des populations non réfugiées dans les régions fragiles et touchées par des conflits, où 94 % fréquentent l’école primaire, 44 % le secondaire et 9 % l’enseignement supérieur. Les personnes réfugiées continuent de se heurter à des obstacles systémiques, notamment un statut juridique limité, des difficultés financières et des problèmes linguistiques. Et dans de nombreux pays d’accueil, les systèmes éducatifs déjà saturés ont du mal à les intégrer de manière équitable.
Le rapport souligne un besoin urgent : rendre les systèmes éducatifs plus inclusifs et mieux adaptés à la réalité des jeunes personnes réfugiées et déplacées.
Élargir les possibilités pour les jeunes personnes réfugiées
Grâce à nos partenariats avec des établissements d’enseignement supérieur, nous veillons à ce que davantage de jeunes personnes réfugiées aient accès à l’éducation. Nous les soutenons dans la poursuite de leurs études dans les universités, les collèges et les cégeps, et nous les accompagnons afin qu’elles puissent pleinement s’épanouir.
En partenariat avec la Fondation Mastercard, nous nous engageons à augmenter les possibilités d’enseignement supérieur offertes aux jeunes personnes réfugiées et déplacées dans leurs pays d’accueil. Grâce à au projet DREEM, l’EUMC a aidé 35 000 jeunes à accéder à des possibilités d’éducation entre 2020 et 2025. Nous collaborons étroitement avec les partenaires et le personnel du programme de bourses de la Fondation Mastercard afin de favoriser le recrutement et le soutien des jeunes personnes réfugiées et déplacées dans l’enseignement supérieur, ainsi que leur transition vers le monde du travail.
L’éducation transforme des vies
L’éducation transforme des vies, non seulement celles des personnes comme Malyun, mais aussi celles des communautés entières. Lorsque les jeunes personnes réfugiées ont les moyens d’apprendre et de prendre les devants, elles libèrent un potentiel qui renforce les sociétés et contribue à un monde plus juste et plus inclusif.
À l’EUMC, nous pensons que chaque jeune mérite d’avoir la possibilité de s’épanouir et trouver sa place. Ensemble, faisons-en une réalité.
En savoir plus sur le Programme d’étudiant·e·s réfugié·e·s
Lire le rapport sur l’éducation des personnes réfugiées du HCR (disponible en anglais)