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Une ancienne de l’EUMC prend la parole à la Réunion de haut niveau sur l’importance de l’éducation postsecondaire pour les réfugié-e-s

Amelie Fabian a partagé son histoire inspirante lors de la Réunion de haut niveau de l’ONU sur l’action pour l’éducation des réfugié-e-s.

 

La semaine dernière, l’ancienne co-présidente du comité local de l’EUMC à l’Université McGill et ancienne étudiante de l’Université McGill, Amelie Fabian, a partagé son histoire inspirante lors de la Réunion de haut niveau de l’ONU sur l’action pour l’éducation des réfugié-e-s. Elle-même ancienne réfugiée du Rwanda, elle a livré un témoignage de première main sur l’importance de l’éducation pour les jeunes réfugié-e-s, s’adressant à des représentant-e-s d’organisations, de fondations et d’institutions, réuni-e-s à New York pour la 73e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Née au Rwanda, Amelie a grandi au Malawi en tant que réfugiée avant d’être réinstallée au Canada par le biais du PÉR. Le discours d’Amelie lors des remarques préliminaires a offert un exemple concret du potentiel transformateur de l’éducation.

Des possibilités grâce à l’éducation

« Je n’ai jamais, ne serait-ce qu’une seconde, envisagé d’abandonner l’école », a déclaré Amelie, décrivant ses difficultés avec l’intimidation dans son école secondaire au Malawi. « Les gens avec de bonnes intentions me demandent souvent : qu’est-ce qui t’a permis de continuer ? La réponse est toujours la même : le Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés de l’Entraide universitaire mondiale du Canada. Je savais que je pourrais être éligible si j’obtenais mon diplôme avec de très bonnes notes. Les bonnes notes que j’ai obtenues au secondaire m’ont mené au PÉR. Le PÉR m’a mené à l’Université McGill. Et McGill m’a conduit devant vous aujourd’hui. »

Amelie a décrit la culture au sein du camp de réfugié-e-s et comment « plus les enfants sont déscolarisé-e-s, plus ils sont à l’aise sans éducation ». De nombreuses filles, a-t-elle dit, se marient pour tenter de décharger leurs parents de la responsabilité qui leur incombe de leur fournir de la nourriture et un toit. « L’éducation peut aider à montrer que ce n’est pas la seule option. »

Le Haut Commissaire du HCR, Filippo Grandi, a fait l’éloge d’Amelie lors de l’événement, déclarant que « cela valait la peine de venir ici juste pour l’écouter ». Il l’a décrite comme une réussite qui démontre combien l’éducation peut aider les jeunes à surmonter des situations difficiles et à saisir des occasions. « Elle incarne la façon dont ces possibilités deviennent réalité », a-t-il dit. « Je dirais qu’elle est unique dans ses compétences, dans son intelligence, dans son éloquence, mais elle ne devrait pas être unique dans les possibilités qu’on lui offre. »

Quatre millions d’enfants réfugiée-s non scolarisé-e-s

Plus de la moitié des personnes réfugiées dans le monde ont moins de 18 ans. Quatre millions d’enfants réfugié-e-s ne sont pas scolarisé-e-s, soit environ 50 % des réfugié-e-s en âge d’aller à l’école. Le nombre d’élèves à l’école diminue à mesure qu’elles/ils grandissent : moins d’un quart des jeunes réfugié-e-s fréquentent l’école secondaire et seulement un pour cent poursuivent des études postsecondaires.

La communauté mondiale doit agir plus rapidement pour répondre aux besoins éducatifs des jeunes réfugié-e-s et déplacé-e-s dans le monde. Gordon Brown, envoyé spécial de l’ONU pour l’éducation mondiale, président du fonds « L’éducation ne peut attendre » et co-intervenant à la réunion, a exhorté la communauté mondiale à agir : « Notre promesse dans le cadre du [quatrième] objectif de développement durable – visant à offrir des possibilités d’éducation à toutes et tous d’ici 2030 – restera vide et demeurera une promesse non tenue si nous ne consacrons pas nos énergies, plus d’énergies, à assurer une éducation pour chaque enfant réfugié-e, chaque enfant déplacé-e et chaque enfant actuellement dans une zone en conflit. Ce doit être notre but. »

La Réunion de haut niveau sur l’action pour l’éducation des réfugié-e-s

La Réunion de haut niveau a rassemblé des représentant-e-s de pays accueillant des réfugié-e-s, des gouvernements donateurs, des institutions multilatérales, du secteur privé et de la société civile. La réunion a favorisé les discussions sur la manière dont la communauté internationale peut améliorer et accélérer ses efforts pour améliorer l’éducation des jeunes réfugié-e-s. L’éducation est l’atout le plus transférable que les jeunes réfugié-e-s peuvent avoir pour se préparer à l’avenir, quelle que soit leur solution durable. « L’éducation nous donne le pouvoir de façonner notre propre destin », dit Amelie. « Une puissance qui nous semble souvent aussi étrangère que la terre où nous avons été déplacé-e-s. »

L’EUMC a été heureuse de participer à cette réunion, au cours de laquelle nous avons également entériné la Charte d’action – une entente collective entre les signataires pour travailler ensemble afin de respecter les promesses faites dans la Déclaration de New York et le Pacte mondial sur les réfugié-e-s d’améliorer l’éducation pour tous.

Pour en savoir plus sur l’engagement de l’EUMC envers l’éducation des réfugié-e-s, cliquez ici.

 

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