Advice from Youth

Des jeunes offrent leurs conseils sur la façon d’atteindre l’objectif d’une éducation pour tous

Par : Fatuma Omar Ismail, une ancienne de le PÉR

Les Canadiens comprennent le rôle formatif de l’éducation dans la vie des jeunes. C’est pourquoi le Canada contribue au Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) — le seul fonds mondial consacré exclusivement à l’éducation dans les pays en développement — depuis 2007.

Le Canada était récemment l’hôte du Conseil d’administration du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), réuni à Ottawa du 5 au 7 juin. Le Groupe de travail canadien sur la politique en éducation internationale (GTCPEI) — un groupe d’organisations à but non lucratif canadiennes qui travaille à l’amélioration de l’accès à une éducation de qualité dans les pays en développement — y était afin de militer en faveur d’une augmentation des dépenses canadiennes dans les efforts en éducation mondiale. Ils ont rassemblé divers acteurs du milieu et ont fait la promotion du partage et de l’échange par l’entremise d’une série d’événements parallèles et d’ateliers.

J’ai été honorée d’être invitée par l’EUMC à me joindre à la délégation de jeunes accueillie par le GTCPEI à ces événements. Cette occasion m’a permis de rencontrer et de travailler avec d’autres jeunes brillants et passionnés de partout au Canada et dans le monde. Ensemble, nous avons défini ce que nous, en tant que jeunes, pouvons faire pour faire avancer la question de l’éducation mondiale, particulièrement pour les jeunes et les enfants victimes de crises de longue durée.

Actuellement, 263 millions d’enfants et de jeunes ne vont pas à l’école, et la moitié sont des filles. 75 millions de ces enfants vivent dans des milieux fragiles et touchés par des conflits.

Ces chiffres me touchent personnellement. Ayant grandi dans un camp de réfugiés, je sais que la majorité des enfants et des jeunes, y compris moi-même, voient l’éducation comme un billet vers une vie meilleure. Cependant, tout le monde ne peut réaliser ce rêve en raison de l’accès limité à une éducation de qualité.

Le 6 juin, j’ai pu, tout comme les autres membres de la délégation de jeunes, partager mes expériences avec les participants aux événements parallèles du GTCPEI. Dans le cadre d’une table ronde, nous avons présenté plusieurs considérations clés sur l’éducation dans les milieux en crise de longue durée.

Voici certaines de ces considérations clés :

  1. Améliorer et accroître l’accès à l’éducation, sa qualité et son imputabilité dans les milieux en crise de longue durée, entre autres pour les jeunes particulièrement marginalisés tels que les étudiants vivant avec des handicaps.
  2. Le besoin de systèmes d’éducation pour s’attaquer au problème de sensibilité au genre dans les cursus et pour former les enseignants à la prestation d’une éducation sensible au genre.

Dans le cadre d’un événement tenu le 7 juin et auquel ont assisté des acteurs du milieu, des décideurs et des experts du domaine, nous avons exprimé notre souhait de voir tous les gouvernements — incluant le Canada — prendre des engagements précis afin d’atteindre le quatrième objectif de développement durable (ODD). Le quatrième objectif assure l’inclusion, la sécurité et la qualité en l’éducation et des occasions d’apprentissage pour tous, tout au long de leur vie.

Dans le but d’atteindre cet ambitieux objectif mondial, nous avons fait plusieurs appels à l’action, dont :

  1. Un appel aux leaders du G7 afin qu’ils fassent de l’éducation mondiale un thème prioritaire du prochain Sommet du G7 qui se tiendra ici, au Canada, en 2018.
  2. Un appel aux gouvernements, incluant les donateurs et les pays en développement partenaires, le GPE et les ONG canadiennes et internationales pour qu’ils créent de véritables occasions pour la participation et la représentation des jeunes, par exemple en organisant parallèlement un « J7 » ou Sommet des jeunes du G7, afin d’offrir une tribune aux jeunes dans l’élaboration de politiques.
  3. Un appel à tous les gouvernements donateurs, incluant le Canada, à s’engager à dépenser un minimum de 15 % de leur aide au développement international en éducation, conformément au Rapport de la Commission pour l’éducation.
  4. Une reconnaissance de l’engagement du Canada pour une politique d’aide internationale féministe qui soutient l’autonomisation des femmes et des filles. Dans le cadre de cet engagement, nous pressons le Canada d’accroître l’investissement dans l’éducation des filles par l’entremise de programmes continus et améliorés dans les plans intersectoriels d’éducation sensible au genre. L’éducation des femmes et des filles peut être un atout dans le contexte des récents investissements du Canada dans la santé et les droits sexuels et reproductifs et est une clé pour l’atteinte de tous les ODD.

À la fin de ces trois jours, j’en avais beaucoup appris et j’avais été inspirée par les nombreuses personnes que j’ai rencontrées. Je crois fermement que l’éducation est un droit humain fondamental. Je crois également que c’est la seule façon sûre de surmonter les défis mondiaux d’aujourd’hui, incluant la pauvreté et l’instabilité. Nous avons tous la responsabilité de contribuer à l’atteinte et à la réalisation de ce droit, et les jeunes joueront un rôle fondamental pour y arriver.

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