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La rencontre annuelle de leadership de l’EUMC accueille des leaders étudiantes internationales

Shara Marie-France Temahagali, de l’Université de Cardiff, présente un aperçu de Student Action for Refugees (STAR) lors de la réunion de leadership. STAR est une organisation basée au Royaume-Uni, dirigée par des étudiant-e-s, qui vise à mobiliser le public sur les questions de migration forcée à travers le bénévolat, la collecte de fonds, les campagne et la sensibilisation.

 

 

Chaque année, les jeunes étudiant-e-s des comités locaux de l’EUMC dans des établissements postsecondaires du Canada se réunissent à Ottawa-Gatineau pour apprendre à mieux soutenir l’intégration des réfugié-e-s, sensibiliser les gens aux questions de migration forcée et diriger avec succès les comités locaux.

Cette année, nous avons été ravi-e-s d’enregistrer un nombre de participant-e-s record, avec près de 100 représentant-e-s des établissements d’un océan à l’autre. Il nous a également fait plaisir d’accueillir quatre étudiantes venues d’Italie et du Royaume-Uni!

Ces étudiantes internationales ont été sélectionnées dans le cadre d’un projet visant à mettre en contact de jeunes leaders travaillant à la réinstallation et à l’intégration des réfugié-e-s. La participation des étudiantes italiennes a été rendue possible grâce à l’appui de l’ambassade du Canada en Italie qui a travaillé avec l’EUMC pour partager notre modèle unique de parrainage entre jeunes avec d’autres pays, dont l’Italie, l’Espagne, Malte et la France.

Les jeunes visiteuses internationales ont profité de leur passage à Ottawa-Gatineau pour se renseigner sur la structure du programme unique de réinstallation et d’éducation postsecondaire du Canada et sur le rôle que jouent les étudiant-e-s canadien-ne-s pour modifier la perception du public sur la question des réfugié-e-s et des migrant-e-s. Même si les étudiant-e-s d’autres pays ne peuvent pas s’appuyer sur le même modèle de parrainage privé pour établir des voies d’études vers la réinstallation, comme le PÉR, elles/ils font toujours preuve de leadership en offrant un soutien à leurs camarades réfugié-e-s et aux nouvelles-eaux arrivants sur les campus. Au cours de la rencontre de leadership, l’EUMC a partagé avec les représentantes internationales son modèle d’intégration de jeunes par les jeunes sur les campus afin qu’elles puissent renforcer leur capacité à créer des communautés plus accueillantes pour les réfugié-e-s une fois de retour chez elles. Elles espèrent rapporter ce qu’elles ont appris dans leur pays pour favoriser une meilleure compréhension et un meilleur soutien des réfugié-e-s sur leurs campus.

 

Soutenir l’intégration des étudiant-e-s réfugié-e-s : Le programme de mentorat italien

(De gauche à droite) Nisrine Balsano, Silvia Cristiani et Beatrice Tirinelli ont présenté un aperçu du Programme de mentorat italien lors de la rencontre de leadership.

 

Nisrine Balsano, Beatrice Tirinelli et Silvia Cristiani, respectivement des universités de Palerme, Roma Tre et Milano-Bicocca, ont entendu parler pour la première fois de l’EUMC et du PÉR lors d’un atelier portant sur le modèle canadien d’intégration des jeunes par les jeunes qui s’est tenu à Rome. Madame Balsano nous a expliqué comment l’atelier les a incité-e-s, elle et ses collègues, à examiner les difficultés auxquelles les personnes demandeuses d’asile et les réfugié-e-s peuvent être confronté-e-s. « Elles/Ils ne connaissent pas la langue, parce que tout est en italien », dit-elle. « C’est donc la première barrière. Ensuite, nous avons pensé à la barrière sociale, parce qu’elles/ils n’ont pas d’ami-e-s ou de famille. Et puis, bien sûr, nous avons pensé aux barrières académiques comme l’administration et les études parce qu’en Italie, il est difficile de suivre le rythme avec tous les examens. À partir de là, nous avons pensé à des moyens de les aider. » C’est ainsi qu’a été créé le Programme de mentorat italien, une initiative dans le cadre de laquelle des jeunes italien-ne-s travaillent avec des jeunes refugié-e-s pour répondre à leurs besoins et les aider à s’adapter au système scolaire italien.

Mesdames Balsano, Tirinelli et Cristiani ont présenté leurs efforts aux leaders canadien-ne-s de l’EUMC lors de la rencontre. Elles ont été bien accueillies par les participant-e-s qui ont été emballé-e-s par le travail de leurs homologues italiennes. « C’est formidable de savoir qu’il y a des gens en Italie et au Royaume-Uni qui travaillent pour construire la même chose que nous ici. C’est très différent de ce que nous entendons aux informations, à la télé », a déclaré Lovette Mado, membre du comité local de l’Université Laurentienne.

Madame Tirinelli a décrit l’occasion de voyager au Canada et de rencontrer d’autres étudiant-e-s passionné-e-s comme une expérience d’une valeur inestimable. « Ce qui m’a le plus passionnée ces derniers jours, c’est de voir que partout dans le monde de nombreux jeunes sont intéressé-e-s par l’intégration. Parfois on pense que la société n’est pas en faveur l’intégration, mais en participant à ce genre de rencontre, cela me donne espoir en l’avenir. »

Madame Cristiani a ajouté que les divers exercices et discussions étaient importants pour réfléchir aux questions de manière critique. « Les gens – et les réfugié-e-s – ne sont pas seulement un nombre. On peut toujours apprendre quelque chose les uns des autres. »

« Quand j’ai commencé ce projet, je voulais vraiment aider », a conclu Balsano. « C’était aussi simple que ça. Quand vous voyez le travail que l’EUMC et le Programme de mentorat italien font… cela montre qu’une simple idée entre des personnes peut mener à quelque chose de plus grand. Et c’est ça qui m’inspire. »

 

Défense des réfugié-e-s au Royaume-Uni : Student Action for Refugees (STAR) 

Shara Marie-France Temahagali était la représentante de Student Action for Refugees (STAR), une organisation basée au Royaume-Uni, dirigée par des étudiant-e-s, et qui a pour but de sensibiliser le public aux questions de migration forcée grâce au bénévolat, aux activités de financement, aux campagnes et à la sensibilisation. Madame Temahagali expliqué que cela lui donne de l’inspiration de rencontrer d’autres étudiant-e-s qui partagent sa passion. « Je suis heureuse que l’EUMC et STAR puissent s’entraider et se promouvoir mutuellement », a-t-elle dit. « Je pense que le Royaume-Uni a beaucoup à apprendre du Canada. Le Royaume-Uni a actuellement une vision très négative des réfugié-e-s », a-t-elle poursuivi. « STAR veut changer ça. »

Madame Temahagali a également souligné qu’elle était particulièrement intéressée par la façon dont les comités locaux financent leurs parrainages. Elle a été surprise d’apprendre que plus d’un million d’étudiant-e-s à travers le Canada contribuent annuellement au PÉR. La majorité de ces contributions sont faites sous forme de prélèvements, où une petite partie des frais de scolarité – allant d’environ 1 $ à 20 $ à l’échelle du pays – sert à aider les comités locaux à soutenir les étudiant-e-s du PÉR.

« Je pense qu’il serait beaucoup plus facile pour STAR de faire participer les étudiant-e-s par le biais d’un prélèvement plutôt que de demander à l’université d’offrir une éducation gratuite à ces étudiant-e-s,» estime Temahagali. « C’est une idée que je vais certainement ramener avec moi et que j’espère mettre en œuvre pour développer la campagne de STAR sur l’égalité d’accès à l’éducation.»

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