Impact Investing in the Education Sector in East Africa

L’Investissement d’impact dans le secteur de l’éducation en Afrique de l’Est

L’investissement d’impact ouvre de nouvelles voies de financement pour le développement international

Les 17 Objectifs de développement durable (ODD) tracent un programme ambitieux pour rendre le monde plus pacifique et plus prospère. Cependant, ils ont un prix. On estime qu’il faudrait 2,5 billions de dollars supplémentaires par an pour les mettre en œuvre.

L’investissement d’impact ouvre une voie de financement possible pour pallier ce grave manque de fonds. Les investisseurs et investisseuses d’impact mettent à profit le capital privé pour appuyer les entreprises et les organismes dont l’activité peut avoir un impact social et environnemental, en plus de générer des profits, lesquels peuvent être investis à nouveau dans d’autres initiatives favorables au développement international.

Le rôle des investisseurs et investisseuses d’impact dans l’offre d’une éducation de qualité pour toutes et tous

Les investissements dans l’éducation, particulièrement dans celle des filles, ont un important effet multiplicateur sur les personnes qui en bénéficient, leurs familles et même leurs pays tout entier. Selon le Partenariat mondial pour l’éducation, chaque année de scolarité supplémentaire peut se traduire par une augmentation de 10 % du revenu personnel et une croissance du produit intérieur brut (PIB) annuel moyen de 0,37 %.

L’éducation a également d’importantes retombées en matière de santé, de résilience et de sécurité. Par exemple, si toutes les mères terminaient leurs études primaires, le nombre de décès maternels diminuerait des deux tiers. Si un accès universel au deuxième cycle de l’enseignement secondaire était offert d’ici 2030, 200 000 décès liés à des catastrophes seraient évités dans les 20 années suivantes. Enfin, si le taux de scolarisation à l’école secondaire est 10 % plus élevé que la moyenne, le risque de guerre diminue d’environ 3 %.

L’éducation est également un secteur économique en pleine croissance. C’est particulièrement le cas en Afrique subsaharienne où il y a un manque de fonds de 39 milliards de dollars par an pour répondre aux besoins en éducation liés à l’explosion démographique des jeunes. Que ce soit à titre de prestataires privés d’enseignement, de programmes de formation des enseignants ou de technologies pédagogiques, les entreprises répondent à cet énorme besoin et continueront sans doute de jouer un rôle important dans le secteur de l’éducation.

Un nouveau rapport fait ressortir des possibilités d’investissements d’impact dans le secteur de l’éducation en Afrique de l’Est

L’EUMC a récemment financé une évaluation des possibilités d’investissements d’impact dans le secteur de l’éducation en Afrique de l’ESt. Bien que le financement dans ce secteur soit relativement dynamique au Kenya, on ne peut pas en dire autant dans les autres pays de la région. De plus, le financement actuel est orienté vers quelques modèles opérationnels précis, ce qui diminue grandement l’impact positif que pourraient avoir des solutions innovatrices sur la quantité, la qualité et l’inclusion dans le domaine de l’éducation.

Les lacunes décelées sont les suivantes :

  • Les budgets limités des investisseurs et investisseuses d’impact et le manque d’homogénéité de l’infrastructure en milieu rural les contraignent à conclure des ententes d’investissement dans des zones géographiques restreintes, souvent en milieu urbain.
  • La tendance qu’ont les investisseurs et investisseuses d’impact à privilégier des schémas connus (c.-à-d. investir dans des personnes ou des structures familières) fait en sorte qu’il est difficile pour eux/elles de comprendre et d’analyser de nouveaux modèles opérationnels innovateurs.
  • Les moyens manquent pour mesurer la qualité de l’offre en éducation et le risque qui en découle. Par conséquent, les risques globaux liés aux investissements augmentent et les investisseurs et investisseuses sont poussées à chercher plus de garanties, par exemple en collaborant plus étroitement avec le secteur public, ce qui soumet les bénéficiaires à plus d’exigences.Beaucoup de jeunes entreprises du secteur trouvent que le montant des investissements est trop élevé pour pouvoir le gérer et n’inclut pas d’appui au renforcement des capacités dont elles ont besoin. Parallèlement, les instruments de placement disponibles sont limités et ne correspondent pas toujours à la réalité du marché de l’Afrique de l’Est.

Dans ce contexte, le rapport présente des rôles que les donateurs et donatrices peuvent jouer pour soutenir le marché de l’investissement d’impact pour l’éducation en Afrique de l’Est. Ces possibilités comprennent :

  • Accélérer les investissements en offrant d’autres instruments de financement;
  • Simplifier les partenariats entre les secteurs privé et public en intégrant les entreprises en démarrage et les entreprises plus petites à des projets financés par de plus grands donateurs;
  • Encourager la communauté des entreprises en démarrage en leur offrant des possibilités d’apprentissage entre pairs;
  • Offrir des services directement aux entreprises en démarrage pour améliorer leur disposition à investir;
  • Fournir des services d’évaluation de la qualité aux banques et aux investisseurs locaux pour valider la qualité de l’éducation.
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    Cliquez ici pour lire le rapport en entier (disponible en anglais seulement).

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